/ Amos Harel et Avi Issakharof – Haaretz
Les services de sécurité israéliens mettent en doute les chances de parvenir à une avancée rapide dans l’accord pour la libération du soldat captif Guilad Shalit. Cela est dà » aux (mauvaises) relations entre le Hamas et le Fatah, avant même la question des concessions israéliennes.
En effet, les prévisions relativement optimistes, dont ont fait part récemment certains médiateurs égyptiens et des responsables européens et américains, étaient fondées sur les efforts égyptiens pour réconcilier les deux camps palestiniens rivaux. En juin dernier, l’Egypte a même annoncé officiellement son intention de pousser les deux parties à signer un nouvel accord de réconciliation le 7 juillet. Mais les contacts entre le Hamas et le Fatah ont abouti à une impasse, il y a plus d’une semaine. Maintenant, on évoque le 25 juillet prochain comme la date de la reprise des contacts, mais le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, a émis des réserves même sur cela.
Si le Caire était arrivé à faire signer un accord entre les parties, le climat positif créé et les acquis que le Hamas aurait obtenus (consolidation de son pouvoir dans la bande de Gaza, levée du gel des fonds collectés par la communauté internationale en faveur de la reconstruction de Gaza…) auraient pu pousser l’organisation islamiste à faire preuve d’une certaine souplesse concernant Guilad Shalit. Mais maintenant que les contacts pour la réconciliation sont gelés, l’Egypte n’aurait pas assez d’avantages à offrir au Hamas pour pourvoir faire avancer positivement les négociations sur Shalit.