Yediot Aharonot – Eldad Beck
Noam Shalit entrera ce matin au palais de l’ONU à Genève - où des discours d’incitation à la haine anti-israélienne avaient été prononcés sans que personne ne proteste - afin d’y faire entendre sa voix, nos voix. Un seul père face à une commission chargée d’enquêter sur les « crimes de guerre  » commis par Israë l à Gaza.
Plusieurs Israéliens, de simples citoyens aussi bien que des responsables de l’Etat, tous victimes du terrorisme du Hamas, se présenteront ce matin au « Palais des Nations  » de l’ONU, à Genève, pour tenter de sortir le système juridique international de l’aveuglement. C’est une lutte perdue d’avance, mais ils ne veulent pas céder face à la cécité, à l’hypocrisie et à l’unilatéralisme de l’ONU (…)
L’un après l’autre, ils se présenteront devant les quatre membres de cette commission mise en place par l’ONU pour enquêter sur l’opération « plomb durci  ». Le médecin Michaela Sidérère reviendra sur cette journée noire, il y a un an, où un missile Grad a explosé dans son cabinet médical à Ashkelon. Les représentants des habitants de Sdérot et d’Ashkelon dont les maires Beni Vaknin et Eli Moyal, relateront la souffrance des populations du sud d’Israë l qui vivent depuis des années sous la terreur des roquettes tirées à partir de la bande de Gaza. Le terrorisme des roquettes n’a jamais préoccupé l’ONU.
Mais le témoignage le plus poignant et douloureux sera celui de Noam Shalit. L’histoire du soldat captif, enfermé depuis trois ans dans une cellule obscure à Gaza, raisonnera sur les murs du luxueux palais suisse lorsque son père prononcera son discours « J’accuse  ». Noam Shalit exigera de la commission onusienne de reconnaître l’enlèvement de son fils comme un crime de guerre. (…)
Cette commission d’enquête a été nommée en avril dernier par le président de la commission de l’ONU pour les droits de l’homme. Son mandat est problématique par définition : ses quatre membres ont été mandatés pour examiner « toutes les violations des droits de l’homme et des lois humanitaires internationales commises dans le cadre des opérations militaires à Gaza  » - à savoir, uniquement durant l’opération « plomb durci  ». La commission n’a pas été mandatée pour enquêter sur les tirs de missiles et de roquettes qui avaient poussé Israë l à lancer cette opération au départ./.