Les membres des partis d’opposition qui siègent à la Knesset ont boycotté hier les débats en séance plénière pour protester contre ce qu’ils appellent « une série de mesures législatives sans précédent qui visent à faire de la Knesset la branche exécutive du gouvernement et à assurer la survie du gouvernement le plus surdimensionné de l’histoire du pays  ».
Lors d’une conférence de presse, les partis d’opposition, Kadima à leur tête, ont affirmé que ce boycott des débats n’est qu’un premier pas et que d’autres suivront dans les prochains jours.
Ce sont plusieurs projets de lois déposés par le gouvernement qui sont à l’origine de la colère de l’opposition. Parmi ces projets : la modification de la majorité nécessaire à l’adoption de propositions budgétaires qui passerait de cinquante à cinquante-cinq députés ; une loi qui permettrait au ministre des Sciences, Daniel Hershkowitz, de démissionner de la Knesset afin de permettre à Nissan Slomiansky, quatrième sur la liste Habayit Hayehoudi, d’entrer à la Knesset ; et l’amendement de la loi permettant à des députés de faire scission de leur parti afin de permettre à ces derniers de rejoindre plus facilement un autre parti.
Au sein de l’opposition, on considère ces démarches du gouvernement et de la coalition comme agressives et destinées à vider de son sens le travail de l’opposition.
Hier le président de l’Union nationale, Yaakov Katz, et le député Hadash Muhammad Barakeh étaient assis côte à côte et ont appelé le président de la Knesset, Reuven Rivlin, à agir avec fermeté contre l’opposition afin de préserver le rôle parlementaire de l’opposition.
M. Rivlin a appelé hier les députés à ne pas commettre d’actes irréparables et à résoudre cette crise par le dialogue.