Mérav David, Arik Bender & Ilan Metzik – Maariv
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu se rendra ce week-end au palais présidentiel et consultera le président Shimon Pérès concernant le contenu du discours qu’il prononcera dimanche à l’université Bar-Ilan.
Hier, le président Pérès a éveillé la colère des partis de droite en appelant à la création d’un Etat palestinien. Les dirigeants des partis Union nationale et Foyer juif, lui ont adressé une lettre lui demandant de ne pas intervenir sur des questions politiques. Mais en coulisses, Shimon Pérès reste impliqué, en partie parce que le Premier ministre le fait participer au processus.
Une tension de plus en plus forte se fait ressentir au sein de l’appareil politique au fur et à mesure que l’on approche du discours qui, comme l’a annoncé Binyamin Netanyahu, devrait être un discours central. Au parti Kadima, certains députés tendront une oreille attentive afin de déceler les phrases qui leur permettront de dire à la présidente du parti, Tzipi Livni, qu’il est temps de rejoindre le gouvernement. Au Likoud, en revanche, on craint des propos trop à gauche. « Il est inconcevable que, quelques mois après les élections, nous adoptions la plateforme de Kadima  », déclarent de hauts responsables du Likoud.
Mais les députés du Likoud peuvent, semble-t-il, être tranquilles. On estime en effet que Netanyahu se contentera de reconnaître la Feuille de route et ne prononcera pas l’expression « Etat palestinien  », même si l’adoption de la Feuille de route signifie de fait l’adoption du principe de deux Etats. Netanyahu devrait en outre appeler à une reprise immédiate du processus de paix avec les Palestiniens et à des pourparlers sur un accord régional.