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L’ONU cherche les « crimes de guerre » commis à Gaza
Par Julien Bahloul pour Guysen International News
Article mis en ligne le 2 juin 2009

Une équipe d’enquêteurs de l’Onu est arrivée lundi 1er juin dans la Bande de Gaza afin d’enquêter sur d’éventuels « crimes de guerre » commis par Israël durant l’opération Plomb durci, en janvier dernier. Jérusalem a déjà annoncé son refus de coopérer, dénonçant une manœuvre visant simplement à prouver la culpabilité de l’Etat juif.

A la tête de la mission figure le juge sud-africain Richard Goldstone. Ce dernier, qui a déjàété procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, a l’intention de procéder àdes auditions publiques dans la bande de Gaza.

« Nous venons ici pour voir, pour apprendre et pour parler avec des gens ordinaires, des responsables gouvernementaux et des fonctionnaires  », a déclaré Richard Goldstone àson arrivée.
Lui et son équipe vont cependant enquêter en dépit des protestations israéliennes. Israë l ne compte en effet pas coopérer et les enquêteurs ne pourront pas démarrer leur mission par Sderot, comme ils le souhaitaient.
Car aux yeux d’Israë l, l’enquête est « intrinsèquement biaisée et défectueuse  ».

« Le but de cette commission n’est pas de rechercher la vérité sur Gaza. Ni de rechercher les réelles violations des droits de l’homme. Ils ont été chargés de prouver qu’Israë l est coupable, et nous ne collaboreront pas avec une telle mascarade  », a affirmé Ygal Palmor, porte-parole de la diplomatie israélienne.

Un rejet sans appel qui s’explique par la composition de la commission des Droits de l’Homme, où les pays systématiquement hostiles àIsraë l, eux-mêmes peu regardants sur le respect des droits de l’homme, sont largement majoritaires.

De plus, Jérusalem soutient que la grande majorité des Palestiniens tués au cours de l’opération « Plomb durci  » étaient des membres du Hamas et que les terroristes ont utilisé àmaintes reprises les populations civiles comme boucliers humains. Des affirmations qui n’ont, jusqu’àprésent, jamais été véritablement prises en compte par la commission des Droits de l’Homme de l’ONU.

Dans ces conditions, rien d’étonnant de voir que le Hamas s’est félicité de la poursuite de cette enquête.
« Nous allons coopérer avec tout comité d’enquête qui viendra àGaza pour révéler les crimes de guerre commis contre les Palestiniens par la machine de guerre sioniste. Nous souhaitons que tous les efforts des institutions et des comités des droits de l’homme aboutissent, de manière àce que les dirigeants de l’ennemi sioniste soient jugés en tant que criminels de guerre par les tribunaux internationaux  », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole de l’organisation terroriste.

Si les organisations pro-palestiniennes semblent aujourd’hui accueillir avec satisfaction l’équipe onusienne, l’annonce de la nomination de Richard Goldstone avait àl’époque fait grand bruit dans ces mêmes milieux. Ces derniers avaient en effet vivement critiqué ce choix, parce que le principal intéressé affiche sans complexe son appartenance au judaïsme et parce qu’il exerce la fonction d’administrateur de l’Université Hébraïque de Jérusalem…

Face aux accusations de parti pris, Richard Goldstone avait assuré qu’il regardait « avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe en Israë l  ».
« Je suis associé avec des organisations qui ont travaillé en Israë l. Et je crois que je peux aborder la lourde tâche que j’ai acceptée de manière équilibrée et impartiale  », a-t-il ajouté.

En se basant sur les exemples passés, il est fort àparier que les craintes de Jérusalem, quant aux conclusions de la commission, se vérifient. En effet, de manière générale et le plus souvent asymétrique, Israë l est sous le feu des critiques de l’organisation internationale.

Le cas le plus frappant reste la vigoureuse condamnation de la construction de la clôture de sécurité, sans aucune mention aux impératifs sécuritaires et aux attentats terroristes.