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Voyons un peu comment cela s’est passé
De Jérusalem capitale d’Israël et Rome capitale de l’Italie. Deborah Fait - adapté par DG
Article mis en ligne le 18 mai 2009
dernière modification le 19 mai 2009

Qui est le Cheikh Taysir Tamimi ? C’est le Chef du Tribunal Palestinien de la Charia, ou si vous voulez celui qui décrète avec ses collègues si une femme doit être condamnée àla lapidation ou moins, ou si un voleur a mérité qu’on lui coupe la main droite.

Ce personnage plutôt macabre a demandé et obtenu de parler devant le Pape àJerusalem, àl’Institut Pontifical Notre-Dame et est parti dans une diatribe, accusant Israë l de tous les délits, de génocide, d’assassinats, de crimes de guerre.

Il a réussi àterminer son discours sans que personne ne l’interrompe, je peux donc supposer que les Arabes présents étaient d’accord, d’ailleurs àla fin beaucoup l’ont applaudi, àmoins que ça ne soit par crainte d’être mordu par un tel chien enragé.

Le Pape, avant de s’en aller lui a même serré la main, j’espère pour lui qu’il n’avait pas connaissance de l’exact teneur des insanités sorties de la bouche du cheikh. [il a parlé en arabe]

C’est vrai que le Pape, c’est le Pape et que le Vatican entretient une relation d’amour ancienne avec les Palestiniens.

S’il aimait de la même manière Israë l, nous serions au septième ciel. Je n’ose pas penser àce qu’il serait arrivé en inversant les faits, si c’eà»t été le Rabbin Lau ou une autre personnalité d’Israë l qui s’était mis àinvectiver les Palestiniens, quel coup de tonnerre cela aurait produit. Cela aurait mis fin àla visite pontificale et le monde entier aurait condamné Israë l.

La diatribe antisémite de Tamini n’a pas provoqué un coup de tonnerre, on en a parlé deux fois et puis tout a été oublié.

Tamini est ce cheikh qui, il y a neuf ans pendant la visite du Pape Woytila, avait refusé de s’asseoir àcôté de lui parce que de l’autre côté se trouvait le Grand Rabbin d’Israë l. Donc l’endroit était contaminé par un Juif, un de ceux qui d’après le coran devaient être tués séance tenante.

Récidiviste, donc plein d’une haine qu’il ne réussit pas àcontenir.

Je voudrais remercier le cheikh d’avoir démontré une fois encore ce que signifie pour l’Islam le dialogue interreligieux, seulement de la haine et rien de plus, le désir de pacification avec Israë l n’existant qu’àun infime niveau.

Le père Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Vatican a déclaré : « L’intervention du cheikh Tayssir Attamini n’était pas prévue par les organisateurs de la rencontre. Dans un événement dédié au dialogue, une telle intervention a été la négation même du dialogue. Nous espérons que cet incident ne compromettra pas la mission du Pape qui est de promouvoir la paix et le dialogue entre les religions, comme celui-ci l’a clairement affirmé dans de nombreux discours au cours de ce voyage. On espère que le dialogue interreligieux en Terre sainte ne sera pas compromis par cet incident  ».

D’après l’Islam, est-il licite de mentir ? Je pose cette question parce que parmi toutes les sorties du cheikh, il y en a une qui m’a vraiment contrariée :

« Israë l a transformé Jérusalem en prison, interdisant aux musulmans et aux chrétiens d’y accéder et interdisant les prières dans leurs églises et dans leurs mosquées  ».

Fieffé menteur, fieffé menteur de cheikh, la charia prévoit-elle qu’on coupe la langue aux menteurs ?

Les Chrétiens ont le libre accès àleurs Lieux Saints seulement depuis qu’Israë l a repris Jérusalem. Quand Jérusalem était occupée par la Jordanie, les juifs et les chrétiens n’avaient pas le droit d’aller prier ; et aux Juifs on a détruit toutes les synagogues et construit des latrines au Mur des Lamentations ; on ne concédait aux Chrétiens de pouvoir se rendre au Saint-Sépulcre seulement muni d’un permis spécial.

En Israë l la liberté de culte pour tous est une chose sacrée et c’est la loi.

La diatribe de Tamini, comme prévu, a plu àtous les Italiens néonazis et antisémites, j’ai même lu sur un forum que le discours de ce cheikh aurait dà» être retransmis en mondiovision et que le Pape s’était fait instrumentaliser par Israë l.

En face de pareilles déclarations, on rit ou on pleure mais peut-être vaudrait-il mieux pleurer parce que le monde est rempli de bandes de ce genre qui détestent Israë l viscéralement et un personnage violent et torve comme Tamini ne pouvait pas ne pas susciter l’enthousiasme des néonazis.

Hier soir àJérusalem il nous a été donné également d’écouter Nemer Hammad, représentant de je-ne-sais-quoi en Italie, conseiller de je-ne-sais-quoi auprès de l’Autorité Palestinienne, et je dois avouer que c’est toujours très fastidieux de l’écouter, en premier lieu àcause de sa haine contre Israë l et des sottises qu’il dit et en second lieu àcause de son italien écorché qui n’a pas changé depuis 40 ans, il dit : « coute-moi Dotor Vespa, ISSRA-IL costruit un mour de honte…  » Décidément il n’est pas porté sur les langues Nemer Hamad, il est plutôt porté, et très bien, àraconter des mensonges et àimputer àIsraë l la faute pour tout ce qui remue sur Terre. En deux heures de transmission il a réussi àaccuser Israë l de tout et àjustifier tout ce que font les Palestiniens. Naturellement le mot terrorisme n’a jamais été prononcé malgré les tentatives de Bruno Vespa et Claudio Pagliara, mais dès qu’ils mentionnaient le terrorisme, leurs paroles tombaient dans le vide et Nemer Hammad reprenait imperturbable ses accusations contre Israë l... « s’il vous plit ma s’il vous plit coute-moi Doutor Vespa, ISSRA-IL...  »

Il fait la même chose depuis 40 ans, nous le connaissons par cÅ“ur, il dit toujours les mêmes choses, il n’a aucune imagination mais tous ont peur de le contredire et de le faire taire. Une seule personne y a réussi il y a longtemps c’est Giuliano Ferrara.

Les Arabes chrétiens de Bethléem qui ont assisté àla messe hier ont réussi àm’émouvoir, la messe a duré trois heures, ils semblaient finalement se défouler àexprimer leur propre religiosité non musulmane, finalement quelqu’un était là, présent, quelqu’un qui spirituellement les protégeait et ils priaient, ils chantaient, jusqu’àchanter au mois de mai des hymnes de Noë l ! Trois heures de prières et ils ne voulaient pas s’arrêter.

Bien sà»r ils portaient autour du cou le keffieh, ils y ont peut-être été contraints, même les jeunes filles de la chorale le portaient. Ils vivent en effet dans une dictature où n’importe qui peut être fusillé sans procès sur un simple soupçon. Oui j’ai éprouvé de la tendresse et de la compassion parce que pour eux tous, àpartir d’aujourd’hui recommence la peur de l’islam et de la mafia palestinienne qui les prend pour cible depuis des années jusqu’àles faire fuir.

Tous ont critiqué les discours du Pape, moi sincèrement je n’ai rien àdire parce que tout était prévisible et je ne comprends pas le motif de la surprise. J’ai ressenti une grande rage quand j’ai vu le pape sourire en regardant les 61 ballons noirs qui s’élevaient dans le ciel de Bethléem pour marquer le deuil de la fondation d’Israë l. il m’est venu un doute peut-être ne comprenait-il pas bien ce qui était en train de se passer et s’il le comprenait alors que dire sinon « pauvres de nous, entre quelques mains sommes nous  ».

Puis on pense, ça va c’est le Pape on sait bien qu’Israë l n’a jamais plu àaucun Pape, nous sommes fiers, nous avons notre pays et nous voulons le défendre. Ça ne plaît pas àl’Eglise et àtant d’autres en Europe.

Je pense plutôt aux lointaines années quand avant 1993, aucun Pape ne prononçait le mot Israë l comme si c’était une nation pestiférée ou inexistante.

Je pense àl’époque où un assassin en série et terroriste international comme Yasser Arafat était reçu et embrassé au Vatican.

Je me souviens de ma rage quand l’Envoyé du Vatican, parlant de Bethléem qui signifie en hébreu maison du pain, Bet Lehem, lui a inventé une origine syro-cananéenne pour ne pas dire que Bethléem était une ville juive de l’Israë l antique.

En neuf ans, nous avons vu arriver ici deux papes dont l’un a même demandé pardon. Certes cela ne suffit pas, parce que nous ne pouvons pas pardonner, il n’y aura jamais de pardon pour ces 6 millions qui errent encore dans les cieux de l’Europe en hurlant àD. leur désespoir. Et avec eux, il y a les âmes des Juifs et des Marranes tués par la Sainte inquisition et les millions tués au cours des siècles de persécutions.

Aucun pardon mais une sorte de calme satisfaction parce qu’enfin même l’Eglise, caractérisé par sa lenteur, a compris ou commence àcomprendre.

Bienvenu en Israë l, Pape et bon retour àRome demain.

Vous n’allez pas nous manquer même si votre visite nous a fait honneur.


http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=29413


Réaction

Réaction au sujet de Tamimi;
- j'étais à cette réception. Je suis catholique, en Israël depuis 1956, israélien par choix depuis 1960.
Quelques remarques:
- non, le cheikh Tamimi n'a pas demandé ni obtenu l'autorisation de parler. Ce n'était pas prévu.
- non, la chose n'a pas été si vite oubliée. On en a parlé beaucoup, et des Israéliens ont écrit très justement que c'était finalement "bon pour nous" (impression faite au Vatican).
- bien sûr, le Pape ne comprenait pas, mais le Patriarche lui a dit quelques mots, et est allé essayer d'arrêter l'orateur déchaîné.
- avant 1967, les chrétiens allaient librement dans tous les lieux saints à Jérusalem occupée par la Jordanie. Je l'ai fait plusieurs fois, jusqu'à 1960 et alors mon passeport israélien m'en a empêché, bien entendu.
- il est faux de dire "Israel n'a plu à aucun Pape", j'ai entendu et lu des réactions positives de Papes se réjouissant de son existence.
Ayant été reçu personnellement et longuement pas Jean-Paul II, je peux citer des phrases de lui comme:
Le peuple juif est le peuple élu, il est resté le peuple élu, et cela on ne l'a pas compris et c'est grave.
Pardon, Seigneur, de ce que nous avons crucifié le peuple juif pendant des générations.(dans une prière publique du Vendredi Saint).  etc...
Il y aurait encore tellement de choses à dire en ce sens, même si je me sens solidaire du peuple d'Israël dans ses regrets et réticences, et que je sais qu'il y a encore du chemin à faire. On y travaille.
Eliyo