Un propos tenu par l’ancien président de la République Française, au cours de son discours à L’UNESCO, vendredi dernier. Il intervenait dans le cadre du lancement du projet Aladin, initié par la Fondation de la mémoire de la Shoah, projet destiné à lutter contre le négationnisme, particulièrement en terre arabe.
L’ancien président, fidèle en cela à lui-même, a apporté tout son soutien à ce projet. “Le drame de la Shoah, a-t-il lancé, interdit l’oubli. Il impose la pudeur. Il fait exploser la colère au cÅ“ur de chaque homme de bonne volonté, lorsque la Shoah est contestée.†Tout en soulignant que dans ce nouveau cadre, il n’était pas question de †…faire porter aux pays musulmans une culpabilité qui n’était pas la leur†mais de “…sortir la Shoah du silence que l’on a fabriqué autour d’elle…†pour des raisons que Jacques Chirac n’a pas hésité à désigner : “…Evoquer la Shoah risquait de susciter dans ces pays un sentiment de sympathie pour les juifs et l’existence d’Israë l. Alors, on l’a cachée.â€
Là où l’ex-locataire de l’Elysée a quelque peu surpris, c’est lorsque qu’il s’est déclaré inquiet de ce que “…les conflits incessants du Proche-Orient servent aujourd’hui de prétexte à une nouvelle haine d’Israë l.†Et d’affirmer : †Il n’y aura pas de paix au Proche-Orient tant qu’il n’y aura pas de reconnaissance et d’acceptation de l’Etat d’Israë l.†Jacques Chirac, en effet, a laissé ici le souvenir d’un homme proche du peuple juif, mais fort éloigné de l’Etat d’Israë l