Et quelle est donc, en définitive, la position de la France...?
Durban II : pour le PS, il faut donner une chance aux négociations mais n’accepter aucune dérive
Les négociations préparatoires à la conférence d’examen de Durban sur la lutte contre le racisme, prévue du 20 au 24 avril à Genève, sont en cours.
Dans un contexte difficile, face à la multiplication des tentatives d’instrumentalisation et des appels au boycott, le PS explique sa position de principe.
Il faut donner une chance aux négociations. Le racisme est un véritable fléau, que la communauté internationale dans son ensemble doit absolument combattre.
Pour peser dans les négociations, les 27 Etats Membres de l’Union européenne doivent agir de manière coordonnée.
Cependant, le PS ne peut en aucun cas accepter que la déclaration finale s’éloigne de l’objectif de combattre le racisme.
Pour le PS, les trois conditions suivantes doivent impérativement être respectées :
– la liberté d’expression doit être garantie. Si l’incitation à la haine, la violence ou la discrimination sur la base de la religion doit être dénoncée et condamnée avec force, les critiques de la religion et le blasphème ne peuvent être interdits ;
– la conférence Durban II ne peut être instrumentalisée pour stigmatiser tel ou tel Etat, notamment Israë l ;
– les acquis de Durban I doivent être au minimum maintenus et aucune marche arrière dans la lutte contre le racisme ne peut être acceptée.
Si ces conditions ne sont pas remplies, le PS dénoncera la déclaration finale de lutte contre le racisme et plaidera pour que la Belgique ne participe pas à la conférence.