La famille de Guilad Shalit se mobilise dans le cadre d’une nouvelle campagne, afin d’obtenir au plus tôt que le jeune soldat, séquestré depuis plus de deux ans et demi par des terroristes du Hezbollah, puisse enfin rentrer chez lui.
De leur côté, les autorités israéliennes auraient entamé un nouveau processus, si l’on en croit le site Ynet qui révèle qu’un travail d’approche aurait été déjà effectué ces jours-ci auprès de plusieurs terroristes en vue d’une éventuelle libération.
Au sein de l’Autorité palestinienne, on estime que ces entretiens s’inscrivent dans le cadre des démarches entreprises pour la libération de Shalit. En outre, l’émissaire israélien Ofer Dekel, chargé des négociations, serait arrivé au Caire une nouvelle fois. Il s’agit de sa seconde visite en deux semaines. L’objectif de ce voyage n’a pas été révélé. On sait seulement que lors de son dernier déplacement, Dekel a rencontré le chef des Renseignements égyptiens, Omar Soleiman.
Les terroristes contactés par les autorités israéliennes sont présentés comme “ayant du sang sur les mains†et ils ont été condamnés à plusieurs peines de réclusion à perpétuité à l’issue de leur procès. L’un d’entre eux serait Nasser Awiss, fondateur et commandant des sinistres brigades d’El Aksa, branche armée du Fatah. Il a été arrêté par les forces de sécurité lors de l’opération Rampart et condamné à 11 peines de prison à perpétuité. L’information sur ces libérations probables n’aurait été confirmée ni par les services pénitentiaires ni par le Shin Bet.
Ynet indique, en outre, que le gouvernement israélien aurait accepté, il y a deux semaines, de relâcher 226 terroristes sur les 450 figurant sur la liste présentée par le Hamas dans le cadre de la transaction pour Shalit. Et parallèlement aux démarches officielles, effectuées par l’entremise de l’Egypte, il y aurait également des tentatives de conciliation entre Israë l et le Hamas conduites par l’Allemagne mais on ignore pour l’instant quels ont été leurs résultats.
par Claire Dana-Picard