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L’AIEA admoneste de nouveau l’Iran et la Syrie
Source : SDA/ATS
Article mis en ligne le 19 février 2009

L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a une nouvelle fois enjoint jeudi l’Iran et la Syrie de lui fournir des informations sur des questions en suspens. Celles-ci concernent le programme nucléaire présumé militaire de l’un et l’origine de l’uranium non-naturel sur un site de l’autre.

Dans un rapport, dont l’AFP a obtenu une copie et qui doit être discuté par le conseil des gouverneurs en mars, l’agence onusienne a notamment réfuté les affirmations de Damas selon lesquelles les particules d’uranium trouvées sur le site d’Al Kibar provenaient des missiles tirés par les avions israéliens qui ont détruit les installations en septembre 2007.

« L’AIEA estime qu’il y a une très faible probabilité que l’uranium soit apparu du fait de l’utilisation de missiles », a déclaré l’AIEA. Washington et Israë l sont persuadés que le site d’Al Kibar cachait en réalité un réacteur nucléaire clandestin.

Ingénieurs sur place

Un haut responsable de l’agence onusienne a précisé, sous couvert d’anonymat, que les inspecteurs de l’AIEA qui s’étaient rendus l’an dernier sur le site avaient trouvé quelque 80 particules d’uranium non-naturel sur lesquelles des analyses plus poussées ont été menées.

« Ces particules » sont « d’un type qui ne fait pas partie de l’inventaire du matériel nucléaire de la Syrie » tel qu’il a été déclaré auprès de l’agence, a-t-il précisé. « La Syrie doit expliquer comment il est arrivé là ».

Le rapport de l’AIEA appelle spécifiquement Damas « Ã fournir les informations supplémentaires et la documentation permettant d’étayer les activités passées et la nature de ces bâtiments ainsi que des détails sur l’acquisition des matériaux utilisés » dans ce site détruit en septembre par un raid aérien israélien.

Iran

Concernant l’Iran, l’AIEA a une nouvelle fois dénoncé la poursuite des activités d’enrichissement d’uranium malgré les injonctions du Conseil de sécurité de l’Onu ày mettre un terme.

Ainsi, l’agence onusienne n’a pas été en mesure de faire des progrès « substantiels » dans l’enquête qu’elle mène depuis plusieurs années sur d’éventuels aspects militaires du programme nucléaire iranien, dont Téhéran affirme qu’il est strictement civil.

Lors d’une conférence le 17 février àParis, le directeur général de l’agence, l’Egyptien Mohamed El Baradei, s’était déclaré convaincu que l’Iran cherchait àacquérir la technologie permettant d’accéder àl’arme atomique.

Mais il s’était montré plus réservé sur la question de savoir si Téhéran voulait la fabriquer concrètement : « je pense que les Iraniens veulent disposer du savoir-faire technologique. Je ne suis pas sà»r qu’ils veuillent franchir le pas consistant àfabriquer des armes nucléaires », avait-il déclaré.