Le Hamas a accusé aujourd’hui Israë l de "chantage" en liant la conclusion d’une trêve dans la bande de Gaza à la libération du soldat israélien Gilad Shalit, et réitéré son rejet de toute association des deux dossiers. Une délégation du Hamas a transmis cette position aujourd’hui au Caire au général Omar Souleimane, le chef des services de renseignements égyptiens qui assure la médiation entre Israë l et le mouvement islamiste, a indiqué le porte-parole du gouvernement issu du Hamas, Taher Al-Nounou.
"La délégation a fait savoir au général Souleimane son rejet de toute association du dossier de la trêve à celui de la libération du soldat Gilad Shalit", a affirmé M. Nounou, qui se trouve au Caire, dans un communiqué.
"Nous faisons porter à Israë l la responsabilité d’entraver l’application de l’accord (de trêve) conclu sous les auspices des frères égyptiens et nous rejetons toutes les tentatives de chantage par Israë l", a ajouté M. Nounou.
Israë l conditionne la conclusion d’une trêve dans la bande de Gaza, où il a mené du 27 décembre au 18 janvier une offensive, à la libération du soldat Shalit détenu dans le territoire contrôlé par les islamistes du Hamas depuis son enlèvement en juin 2006.
La crise inter-palestinienne ne prendra fin qu’après une trêve Hamas-Israë l
(extrait de xinhua)
(...) Les populations de Gaza, qui ont été la proie des assauts aérien, maritime et terrestre israéliens le mois dernier, sont à la fois désespérés et optimistes.
L’optimisme est apparu après la bonne nouvelle d’une prochaine trêve de 18 mois à Gaza et les négociations sur la réconciliation entre le Fatah et le Hamas au Caire.
Leur désespoir néanmoins a émergé après avoir entendu les dernières déclarations israéliennes qu’aucune trêve ne serait signée avant la libération du caporal Shalit par le Hamas.
"Nous en avons vraiment assez de cette situation. Rien n’a changé à Gaza depuis la fin de la guerre folle israélienne qui s’est achevée le 18 janvier", a rappelé Ahmed A’kkel, étudiant diplômé de Gaza, qui a obtenu son diplôme de commerce et ne trouve pas de travail dans l’enclave côtière.
Pour lui, tout se complique : "Pourquoi Israë l et le Hamas nous torturent ainsi ? Pourquoi ne se mettent-ils pas d’accord sur M. Shalit et acceptent une trêve afin de mettre rapidement fin à nos souffrances quotidiennes ?"
Selon l’étudiant palestinien, si la situation à Gaza se poursuit ainsi, "il est préférable de quitter Gaza et chercher un autre endroit pour vivre".