Une délégation du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) conduite par son président Richard Prasquier, a été reçue vendredi matin par le président Nicolas Sarkozy pour lui faire part de "son inquiétude face à la multiplication d’actes antisémites".
Le président Sarkozy est "très attentif" à ce problème. Il étudie l’éventualité de faire une "déclaration solennelle" sur la question de l’antisémitisme, a indiqué le président du Crif. Le président de la République en parlera certainement au dîner annuel du Crif qui aura lieu le 2 mars, a-t-il ajouté.
Ces actes antisémites sont commis souvent par des jeunes et impliquent deux types d’actions, a-t-il poursuivi : répression contre les violences mais aussi pédagogie pour lutter contre cette "culture d’antisémitisme".
Depuis le 27 décembre (début de l’opération contre Gaza), il y a eu une centaine d’actes antisémites alors que pour toute l’année 2007, il y en avait eu environ 250, a-t-il rappelé.
"Décrire l’opération israélienne à Gaza comme un +génocide+ est un mensonge intolérable", a-t-il ajouté en réponse à une question sur le lien entre le soutien de la communauté juive à Israë l et la situation à Gaza.
A propos de la levée de l’excommunication des 4 évêques intégristes, dont un -Richard Willimason- ouvertement négationniste, Richard Prasquier répond "nous n’avons pas à entrer dans cette décision de levée d’excommunication, mais nous ne pouvons que constater que le moment de cette annonce était mal choisi, à quelques jours de la Journée internationale de commémoration des victimes de la Shoah" (ndlr 27 janvier). Il espère que le pape prendra "les mesures nécessaires pour empêcher cet évêque de nuire". Toutefois, il estime que le dialogue des juifs avec l’église catholique, qui est "bien installé" (...) "va se poursuivre".