L’aviation israélienne a visé plusieurs sites dans la Bande de Gaza samedi matin, alors que le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne a estimé vendredi qu’Israë l et le Hamas répondaient avec un "total mépris" à l’appel au cessez-le-feu voté jeudi soir par l’ONU.
A l’aube, des troupes israéliennes étaient signalées dans les quartiers périphériques de la ville de Gaza, à un peu plus de deux kilomètres du camp de réfugiés de Shati, en bord de mer.
A New York, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne a exhorté les Nations unies à faire respecter leur demande d’un arrêt des combats. "Nous ne pouvons pas réellement attendre qu’Israë l achève sa mission, tout en continuant réellement à tuer des Palestiniens, ce n’est pas une question de jours mais d’heures", a déclaré Riad Malki à l’Associated Press.
Si le Conseil de sécurité ne réagit pas dans les 48 prochaines heures, les ministres arabes des Affaires étrangères, qui sont venus au Conseil de sécurité pour aider au projet de résolution, "auront une réaction", a-t-il ajouté, sans préciser la nature de cette réaction.
Selon le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, les tirs de roquettes de vendredi montraient que la résolution des Nations unies n’est "pas réalisable".
L’aviation israélienne a continué de bombarder la Bande de Gaza vendredi et samedi, tandis que le Hamas tirait des roquettes, les deux parties défiant ainsi la résolution des Nations unies adoptée jeudi soir et qui appelle à un cessez-le feu immédiat et durable.
Le bilan pour vendredi faisait état en fin d’après-midi de plus de 20 Palestiniens tués, faisant passer le bilan complet à environ 780 Palestiniens et 13 Israéliens tués en deux semaines de combats dans la Bande de Gaza.
Il y a eu depuis 2000 : 8690 tirs de roquettes sur le sud d’Israë l.