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L’Egypte sort du langage diplomatique
Alexandre Buccianti | RFI
Article mis en ligne le 4 janvier 2009

Le Conseil de sécurité de l’ONU est réuni en session extraordinaire pour discuter de la situation àGaza. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a d’ailleurs réclamé la fin immédiate de l’opération terrestre israélienne. Les Etats-Unis, allié traditionnel d’Israë l, demandent un cessez-le-feu rapide mais, précise Washington, il ne doit pas permettre un retour au statu quo. Quant àla présidence tchèque de l’Union européenne qualifie l’opération israélienne « de défensive davantage qu’offensive  ».

Mais elle a aussi estimé qu’Israë l n’avait pas le droit d’engager des actions « qui affectent largement des civils  ». Les politiques s’agitent et les réactions sont multiples sur la situation àGaza, mais l’une des plus virulentes vient du Caire.

« Agression barbare  » : les termes du communiqué de la présidence égyptienne de la République sont d’une rare dureté. Les termes qui, jusque-là, étaient le monopole de l’opposition islamiste alors que le gouvernement condamnait en langage plus diplomatique.

Le communiqué somme aussi Israë l àarrêter immédiatement et sans condition son agression. Il s’adresse aussi au Conseil de sécurité et au Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Europe et Russie) qu’il appelle àprendre leurs responsabilités sans tarder pour mettre un terme àl’agression israélienne contre Gaza.

Parvenir àune trêve

La présidence égyptienne invite, par ailleurs, les diverses factions palestiniennes àmettre un terme àleurs divergences qui, le laisse entendre le communiqué, ont facilité l’agression israélienne.

La présidence égyptienne indique enfin qu’elle poursuivra ses efforts diplomatiques et politiques pour parvenir àune trêve, àmettre fin au blocus contre Gaza et àréconcilier le mouvement islamiste Hamas et le Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.