"Ils avaient des têtes de petits garçons, ils saccageaient tout". C’est ainsi qu’un des témoins des attentats islamistes de Bombay (Inde) décrit les assaillants en jeans et T-shirts qui, mercredi soir, ont pris d’assaut la ville à l’arme lourde.
Sept points ont été visés dont la gare, des hôpitaux, des grands hôtels. Les occidentaux, singulièrement des anglo-saxons, semblent être plus particulièrement visés par ce que les médias indiens appellent ce matin un nouveau "11 septembre", en référence aux attentats contre New-York et Washington en 2001.
Il y aurait actuellement plus de cent morts (bilan provisoire) et près de 200 personnes seraient encore en otages, notamment dans les hôtels Oberoi et Taj Mahal, où un incendie s’est déclaré.Les attentats auraient été revendiqués par les "Moujahidines du Deccan".
C’est naturellement le profil nouveau des assaillants, des adolescents selon de nombreux témoignages, qui frappe en premier lieu. Leur fanatisme meurtrier vient rappeler cette prophétie de Jérémie (je cite de mémoire) : "Ils détruiront tout.
Ce qu’ils ne connaissent pas ils le briseront, ils le saliront. De notre temps, il ne restera que des ruines". Bien que le politiquent correct se refuse à parler de choc des cultures ou des civilisations, c’est bien son expression la plus nihiliste qui s’exprime à nouveau dans ces attentats perpétrés au nom du jihad contre l’Occident et contre la démocratie indienne. Mais il y aura encore des belles âmes qui tenteront de les justifier en plaidant l’humiliation des déshérités