L’avocat Patrick Klugman y voit une fête indécente, tandis qu’Alexandre François, co-organisateur, revendique un moment de recueillement et de solidarité avec Israël.
Une vive polémique agite depuis hier la communauté juive de France après les déclarations de l’avocat Patrick Klugman sur i24NEWS. Il a dénoncé ce qu’il a qualifié de « fêtes déplacées » organisées place du Trocadéro pour célébrer la libération de 20 otages israéliens par le Hamas.
Selon lui, « le 7 octobre, ce sont des morts, des otages, un massacre — qu’y a-t-il à fêter ? ». Klugman, également chroniqueur sur RCJ, a regretté que certains en France aient organisé ce qu’il décrit comme des « bar-mitsvahs géantes », estimant que « le 7 octobre n’est pas une date festive mais une plaie ouverte ».
Mais ces propos ont suscité une réponse immédiate. Alexandre François, l’un des organisateurs de l’événement du Trocadéro, a tenu à rétablir sa version : « Ce n’était pas une fête, mais un moment de recueillement et d’unité ». Selon lui, l’événement — marqué par la lecture du kaddish par le grand rabbin Kaufmann et une prière pour les otages — visait à « importer la résilience israélienne » plutôt qu’à danser sur la tragédie.