Le souverain hachémite, Abdallah, est arrivé lundi matin au Chili, dans le cadre d’une visite qui, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères jordaniennes, doit passer par d’autres Etats d’Amérique latine - outre le Chili : l’Argentine et le Costa Rica – ainsi que par Cuba.
Le roi s’entretiendra avec chacun des dirigeants de ces pays, et abordera notamment plusieurs questions (sécurité, eau, frontières définitives) liées aux processus de paix israélo-palestinien, comme au « rôle de la Jordanie dans la tentative de parvenir à un dénouement politique du conflit moyen-oriental ».
Un porte-parole du gouvernement chilien a par ailleurs indiqué qu’Abdallah est accompagné de « son épouse et d’une délégation d’hommes d’affaires établis à Amman », lesquels vont tenter d’encourager le développement de projets économiques entre les deux Etats.
Djihad en forêt
Selon un article mis en ligne sur le site Internet du Daily Express, lundi, sous le titre de «Burning hatred is new terrorist ploy», la direction de lÂ’organisation terroriste Al Qaëda tente «dÂ’ouvrir un nouveau front anti-occidental» et diffuse de plus en plus dÂ’appels, destinés aux «musulmans radicaux», invitant ces derniers à «incendier les forêts» des «pays mécréants» où ils sont établis.
Le Daily Express indique que de nombreux services de sécurité sont dÂ’ores et déjà placés en état dÂ’alerte, face à ce que certains experts de la lutte antiterroriste nÂ’hésitent plus à nommer «la menace du Djihad forestier».
Deux soldats allemands, ainsi que cinq enfants afghans, ont été tués lundi, en début dÂ’après-midi, à Kundunz, dans le nord du pays. Le gouverneur, Mohammed Omar, a par ailleurs précisé que deux autres adolescents, ainsi que deux militaires, ont été grièvement blessés lors de lÂ’attaque. Celle-ci sÂ’est produite au moment où un «kamikaze à bicyclette», selon les médias locaux, sÂ’est approché dÂ’une patrouille de lÂ’OTAN et a actionné la charge dont il était porteur.
Un peu plus tôt dans la journée, les Talibans, qui ont perdu dimanche plus de trente combattants lors dÂ’une opération lancée par les forces étrangères et afghanes dans le sud du pays, ont revendiqué lÂ’assassinat dÂ’une employée anglaise dÂ’un organisme humanitaire situé à Kaboul.
Selon le texte de revendication des djihadistes, cette «mécréante pratiquait le prosélytisme et essayait, par tous les moyens, de convertir de pieux musulmans à lÂ’hérésie chrétienne».
Sécurité
3 démantèlements
Alors que de nombreux politiciens appelaient ces derniers jours le gouvernement et les forces de lÂ’ordre à réagir au phénomène des «implantations sauvages», plusieurs unités de Tsahal, ainsi que des membres de la police des frontières, ont démantelé, durant la matinée de lundi, deux nouveaux points de peuplement illégaux, à Maalot Halhoul, près de Carmei Tsour, ainsi quÂ’à Rakhas Migron, qui avaient été installés dans la journée de dimanche, par des militants du groupuscule ultranationaliste des «Fidèles dÂ’Eretz Israël» ainsi que des «Jeunesses pour Eretz Israël», lesquelles professent une idéologie favorable à lÂ’annexion des territoires conquis en juin 1967, pendant la guerre des Six jours.
Rappelons que durant la nuit de dimanche à lundi, lÂ’armée avait déjà démantelé, à proximité de la localité juive Brakha, un point dÂ’habitation que tentaient dÂ’édifier des partisans du «Grand Israël».
Alors quÂ’un porte-parole du Hamas a déclaré, dimanche, que les exigences de son mouvement, concernant la libération de Guilad Shalit, ne seront pas modifiées «en fonction des pressions que la population israélienne tente dÂ’exercer sur notre direction politique» (faisant par là allusion aux manifestations durant lesquelles les camions de marchandises en partance vers la bande de Gaza ont été immobilisés durant de longues heures en Israël) – les médias koweitiens ont annoncé, dans la journée de lundi, quÂ’Israël envisage désormais «dÂ’intervenir militairement afin de ramener le soldat prisonnier auprès des siens». Ils rapportaient notamment les propos dÂ’un diplomate israélien selon lequel les pourparlers avec le mouvement du Premier ministre Ismaïl Hanyieh, «ne reprendront pas avant de longs mois, car il nÂ’est pas question pour nous de repayer le prix exigé par le Hezbollah pour le transfert des corps des deux soldats enlevés en 2006, Eldad Reguev et Ehud Goldwasser».
Monde arabo-musulman
Les groupes palestiniens au Caire
Le président de lÂ’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré lundi matin que lÂ’Egypte a invité les différents groupes armés palestiniens à se rendre au Caire, en novembre prochain, afin dÂ’entamer un cycle de négociations visant à parvenir à la «réconciliation nationale».
Le Hamas et le Fatah ont confirmé cette information.
Selon la presse israélienne, qui rapportait de nombreuses «sources diplomatiques», les responsables égyptiens ont lÂ’intention de proposer aux divers mouvements de former un «gouvernement dÂ’union nationale», qui sÂ’attellera à la préparation des prochaines élections, lesquelles pourraient se dérouler dans lÂ’ensemble des territoires autonomes en janvier 2009.
DÂ’après le «brouillon» de ce que les médias nomment déjà «la proposition égyptienne» (qui implique notamment «lÂ’intégration des cadres du Djihad islamique et du Hamas dans les institutions jusquÂ’ici contrôlées exclusivement par le Fatah», ce que lÂ’entourage du président Abbas ne semble pas disposé à accepter), le parti dÂ’Ismaïl Hanyieh devra également sÂ’engager à «prolonger le cessez-le-feu» avec lÂ’Etat hébreu, Le Caire tenant «la résistance armée» pour un «droit légitime», à condition toutefois quÂ’elle fasse lÂ’objet dÂ’un «large consensus parmi ceux qui dirigent lÂ’ensemble des mouvements palestiniens».
Selon les agences de presse de Téhéran, quatre personnes accusées d'être à la tête d'un réseau de trafiquants dÂ’héroïne ont été exécutées par pendaison, lundi matin, dans la prison de Zahadan, située dans le sud est iranien.
Plusieurs organisations internationales de défense des droits de lÂ’homme ont condamné ce quÂ’elles ont qualifié «dÂ’assassinats», et indiqué que depuis janvier 2008, «au moins cent quatre vingt treize personnes ont été condamnées à mort» par le régime des Mollahs, pour des motifs allant du «trafic de stupéfiants, en passant par la prostitution, lÂ’homosexualité, lÂ’adultère, les attitudes tenues pour contraires à la morale islamique et la dissidence politique».