Ils ont annoncé que vous n’alliez pas revenir vivants. “Ils”, ce sont les kidnappeurs de bébés, les ravisseurs de mamans, les voleurs de vies innocentes…
Et même si j’ai sans doute tort, je ne veux pas les croire. Pas encore. Je refuse d’écouter la voix de ces criminels, l’ignoble porte-parolat de preneurs d’otages.
Je veux, pour quelques heures encore, vous croire en vie. Croire encore un peu que vous allez revenir à la maison, quitte à imaginer cette mise en scène grotesque et morbide dont nous abreuvent vos kidnappeurs semaine après semaine : leur distribution de certificats débiles et, pourquoi pas, un beau doudou et un diplôme d’otage bien sage…
Avant de perdre la voix
DELPHINE HORVILLEUR - Tenoua.org
Article mis en ligne le 19 février 2025