Une fois de plus, l’AFP aura brillé par sa mauvaise foi dès qu’il s’agit de traiter le conflit israélo-arabe. A peine l’attentat de Jérusalem perpétré, le site internet français du Figaro publiait ce titre hallucinant : « Un conducteur de bulldozer abattu à Jérusalem !  » suivi d’un court communiqué : « Un conducteur de bulldozer a été abattu aujourd’hui par balles dans le centre de Jérusalem par un Israélien qui pensait qu’il allait perpétrer un attentat avec son véhicule, ont indiqué des témoins  » !!!
Conclusion logique de ceux qui auront lu cette dépêche : « Quel peuple de paranoïaques ! Les voilà maintenant qui tirent sur tout ce qui leur paraît bizarre !  »
Ce qui est particulièrement grave dans cette déviance, ce sont les soubassements inconscients qui sont en jeu. L’AFP aura beau jeu de dire « qu’elle s’est fiée à des premiers témoignages de passants et que sa bonne foi n’est pas en jeu  ». Faux et archifaux. Le choix des titres, celui de ne pas investiguer plus loin durant ne serait-ce quelques minutes, se font systématiquement au détriment d’Israë l. Si le correspondant de l’agence avait eu un brin de professionnalisme, il aurait pu apprendre que parmi les blessés figuraient des ressortissants français en vacances en Israë l. Et qui sont « ces témoins  » derrière lesquels se cache courageusement le journaliste ?? Des témoins réels n’auraient jamais affirmé qu’un conducteur de bulldozer a été froidement abattu.
Depuis trop longtemps, l’AFP a adopté une position anti-israélienne claire : choix des événements couverts, gonflés, minimisés ou tus, choix stratégique de termes empruntés au vocabulaire anti-israélien, style tendancieux des phrases, mise en doute des affirmations israéliennes et acceptation des sources palestiniennes telles qu’elles. Ceci est très grave car c’est l’AFP qui, dans une très large mesure influence la presse française, qu’elle soit écrite ou audiovisuelle. Ignorée du grand public, elle est l’un des principaux vecteurs de l’opinion en France et dans une partie du monde, notamment le bassin méditerranéen.
Les contrevérités et la malhonnêteté de la 3e agence de presse au monde ne sont pas une vue de l’esprit. Une étude sémantique précise effectuée sur la période de la 2e Intifada par le journaliste français Clément Weill-Raynal a démontré de la manière la plus claire la partialité de l’AFP, à travers des centaines de dépêches qui traduisent des choix politiques extrêmement clairs (« L’AFP, les récits contre les faits  » - C. Weill-Raynal - Le Dossier israélo-palestinien : les médias français sont ils objectifs ? Collection « Observatoire du Monde Juif  »)
Les obligations déontologiques de l’Agence fixées par la loi sont pourtant « exactitude, rigueur, équilibre et objectivité  »...!!! L’erreur professionnelle est humaine, mais concernant le conflit israélo-arabe, l’agence de presse qui se targue d’être « la plus arabophone de la planète  » a opté pour la devise « Omissions, approximations, contrevérités, parti pris ».
Dans ce cas, ce ne sont plus uniquement de « simples erreurs matérielles  », mais une politique voulue et choisie dans le but de flatter la clientèle arabe.
Entre l’éthique et le fric, l’AFP a choisi depuis longtemps.