Qui ne se souvient pas de la fameuse phrase prononcée par le Général de Gaulle dans les années 1950, en recevant David Ben Gourion ? Il est vrai qu’entre temps, le petit et jeune Etat a désobéi aux ordres du condescendant général, et a pris en juin 1967 l’initiative d’une offensive sans laquelle il n’existerait plus. Ceci nous avait valu une autre phrase du Président français, assassine celle-ci, sur le «  peuple d’élite, sà »r de lui et dominateur  ».
Depuis le tournant à 180° de 1967, les Israéliens et les Juifs français ont vécu dans l’attente d’un Président qui restaurerait l’idylle qui régnait après la création de l’Etat. Même l’étape Mitterrand, source d’un immense espoir avait rapidement montré ses limites par les choix catastrophiques des différents ministres des Affaires Etrangères, et par le côté ambigu du Président à travers des déclarations douteuses voire révoltantes à l’égard d’Israë l.
L’arrivée de Nicolas Sarkozy semblait - je parle déjà au passé - clore pour un long moment ce long et douloureux chapitre des relations franco-israéliennes, et mettre un bémol à la «  politique (pro-)arabe de la France  ». Mais là également, il faut déchanter au vu du scandale que constitue la «  visite  » de Michèle Alliot-Marie à Ramallah et son recueillement devant le mausolée de Yasser Arafat.
La première partie de son discours à la Knesset l’a montré : il est indéniable que le Président français nourrit personnellement des sentiments très profonds envers Israë l, pour des raisons autant idéologiques, morales que familiales, mais il n’en n’est pas moins vrai que les symboles sont très importants, surtout ici au Moyen-Orient. Et celui d’envoyer l’un de ses ministres s’incliner sur la tombe du Maître en Terrorisme, lors de son premier voyage officiel en Israë l, en est un qui est absolument inadmissible, et qui supprime tout l’effet que pouvait avoir ce voyage aux yeux des Israéliens et de la Communauté juive de France. Imaginons un instant que Nicolas Sarkozy ou l’un de ses ministres s’incline sur la tombe de Milosevic, Ceausescu, Pinochet ou Pol-Pot ??!
L’une des fautes les plus graves commises par la diplomatie française, et pas seulement elle, est de croire qu’un apparent équilibre des gestes entre des protagonistes est un gage de justice et de vérité.
Mais comment se recueillir à Yad Vashem, et permettre simultanément à l’une des ministres les plus importantes de son gouvernement d’aller s’incliner devant le négationniste de la Shoa que fut Arafat ?!
Comment condamner solennellement le terrorisme aveugle à la tribune de la Knesset, et déposer ensuite des fleurs sur la tombe de celui qui fit du terrorisme le plus abject son fonds de commerce. Au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs, car l’entreprise de mort de Yasser Arafat ainsi que son chantage permanent sur l’Occident lui avaient permis d’amasser une fortune colossale, grâce entre autre à la politique bienveillante des gouvernements français successifs. En plus de son goà »t avéré pour le sang juif, Arafat a aussi prouvé durant toute sa vie que l’argent par milliards ne le dérangeait pas non plus. Les embrouilles financières autour de sa mort, avec sa femme Souha comme actrice principale, ainsi que tout ce qui a été mis à jour depuis, rendent encore plus répugnant ce geste d’Alliot-Marie à Ramallah.
Ce que n’ont pas compris les Européens, les Etats-Unis et la France c’est que la violence aveugle,la terreur ,la guerre sont le fonds de commerce des dirigeants Palestiniens. Et ceux qui les subventionnent sont leurs complices de fait.
Aller se recueillir sur la tombe d’un assassin avéré est une injure impardonnable aux victimes innocentes Françaises et Israéliennes tombées dans les attentats criminels commandites par Arafat.[voir le livre «  le dossier Arafat de Michel CALVO chez Albin Michel  »]
Depuis cet événement, le conseiller que je suis, est harcelé d’appels incessants de français d’Israë l, qui réagissent vigoureusement et s’indignent de cet acte qui les déstabilise dans leur choix électoral.
Je me fais la porte parole des compatriotes français résidants en Israë l, de leur indignation et de l’impact douloureux de cette «  bavure  ».
Tous les Juifs de France, et les Israéliens de citoyenneté française qui se sont précipités vers les urnes pour élire Nicolas Sarkozy se sentent aujourd’hui orphelins.