La ministre des Affaires étrangères, Tsippi Livni, a participé mercredi au congrès organisé à Jérusalem par le Mouvement pour la probité du pouvoir. Elle a déploré le fait que la corruption soit devenu un phénomène fréquent chez de nombreux élus du peuple.
"Ce n’est un secret pour personne que la démocratie en Israë l se trouve dans un état grave. Le public n’a pas à choisir entre les camps", a affirmé Livni au Palais des nations à Jérusalem. Et d’ajouter : "La démocratie est censée se tenir sur les trois pieds stables des différentes autorités, qui servent un seul et même valeur : la confiance du public. Sans cela la démocratie n’a plus sur quoi reposer."
Pour Livni, la politique israélienne a déjà perdu depuis longtemps la confiance du public. "A mes yeux, la confiance est une chose indispensable que tout citoyen devrait pouvoir témoigner à ses élus", a indiqué la ministre des Affaires étrangères. Et d’ajouter : "Le citoyen qui fait confiance en un élu doit savoir que ce dernier prend en compte tous les bons paramètres et prend des décisions en toute bonne foi, c’est-à -dire en réfléchissant aux conséquences sur l’avenir d’Israë l et non sur son avenir personnel."
La candidate aux Primaires du parti Kadima a également évoqué une récente étude sur la démocratie, qui indique que 90 % du public sont convaincus qu’Israë l est touché par la corruption. "Ces derniers temps, il s’avère que le public a perdu la confiance dans d’autres institutions. Les guerres intestines entre les institutions ne font qu’affaiblir la démocratie. Il est inadmissible qu’une institution fasse tout pour dévaloriser la seconde, afin de se blanchir et de noircir l’autre à sa place."