Alors que les ennemis d’Israë l considèrent le problème de la Palestine, l’Etat juif, avec le premier ministre le plus faible et le plus impopulaire de son histoire, et une armée qui a échoué dans la seconde guerre du Liban, se trouve en chute libre politique, militaire et dans ses relations publiques. Son armée n’intimide pas ni ne défait ses ennemis.
Malgré des éliminations ciblées répétées, des barrages et des incursions, les terroristes continuent d’envoyer à leur gré des roquettes et des missiles sur Israë l. La raison majeure, selon leur opinion et la mienne, est la peur paralysante d’Israë l d’une opinion mondiale négative, et de provoquer des victimes civiles ennemies. Comme Fouad Ajami de l’Université John Hopkins l’a observé, le terroriste : « travaille toujours avec toutes les ficelles de la société qui le couvre  ».
Aussi, si l’Etat juif ne maîtrise pas ses craintes et n’inflige pas plus, et non pas moins, de dommages collatéraux sur les lieux d’où provient la terreur, il mourra sà »rement.
Ceux qui veulent la destruction d’Israë l et y travaillent ne se réduisent pas du fait du meurtre de civils innocents. Ainsi, ils ne sont pas impressionnés par la politique défaillante d’Israë l visant à limiter en s’excusant de telles victimes, puis en quêtant le pardon de la part d’un monde qui cache son antisémitisme politiquement incorrect derrière un antisionisme politiquement correct.
Les ennemis seraient plus impressionnés si Israë l suivait l’adage de son ancien Chef d’Etat Major Général, le Lt Général David Eleazar. Après un raid de commando en 1973 à Beyrouth, durant lequel une italienne âgée de 70 ans fut tuée, le Lt Général Eleazar exprima ses regrets mais ajouta : « Israë l ne s’en tiendra pas aux règles d’une guerre partielle ; les guerres ne sont pas gagnées avec une défense puissante  ».
Les ennemis d’Israë l se souviennent, même si les dirigeants d’Israë l l’ont oublié, que l’Allemagne, l’Italie et le Japon se sont rendus en 1945 uniquement parce que la puissance alliée les a écrasés, et leur a fait perdre la volonté de combattre et d’être dirigés par des perdants, politiques et militaires. Les ennemis d’Israë l se souviennent, même si ses chefs politiques et militaires l’ont oublié, que les puissance de l’Axe ont été défaites uniquement parce que les puissances alliées leurs ont appliqué une force supérieure, lentement, mais soutenue au cours de plusieurs années très sanglantes.
Et les ennemis d’Israë l se souviennent, même si les dirigeants politiques et militaires d’Israë l l’ont oublié, qu’éviter des victimes civiles chez l’ennemi n’a jamais été un sérieux problème pour l’Amérique de Frank Delano Roosevelt, la Russie de Joseph Staline, ou la Grande Bretagne de Winston Churchill.
Israë l doit aussi cesser de devenir fou furieux quand l’un de ses soldats ou civils est enlevé. Cela arrive à la guerre. Il doit cesser de libérer des centaines ou des milliers de combattants ennemis contre un ou deux de ses citoyens.
http://www.washingtontimes.com/article/20080315/EDITORIAL/941847189/101