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’’Roni voulait reprendre une vie normale après sa greffe’’
par Yael Ancri | Arouts 7
Article mis en ligne le 28 février 2008

La victime du tir d’une roquette Kassam contre le collège universitaire Sapir, mercredi, Roni Yéhiya, laisse quatre orphelins dont un fils servant àl’armée. Il y a cinq ans, une greffe rénale lui avait permis de continuer àêtre auprès de sa famille, un court répit brutalement interrompu par des terroristes palestiniens.

Roni Yéhiya, ×”×™’’ד, est la onzième victime des incessants tirs de roquettes Kassam contre le Néguev occidental depuis sept ans. Cette attaque mortelle s’inscrit dans le cadre d’une journée éprouvante pour les résidents du Néguev occidental et ceux du Néguev du Nord. Quelque 50 roquettes Kassam se sont abattues sur le sud d’Israë l dans la journée de mercredi, dont neufs àlongue portée. Quatre roquettes Grad se sont en effet abattues sur Ashkelon et cinq autres àproximité de la ville, qui est àplus de quinze kilomètres du nord de la bande de Gaza. La branche armée du Hamas a revendiqué la majorité des tirs.

"On nous a pris un ange. Roni n’avait jamais fait de mal àpersonne au monde", a raconté Ofra Mansour, une amie de la famille Yehiya. L’épouse de Roni, zal, Esthi est entourée de nombreux amis et proches de la famille. Son amie Ofra a raconté qu’elle n’était pas àla maison lorsque son mari a été assassiné. Elle a essayé de le joindre au téléphone, mais en vain. C’est lorsqu’elle est arrivée chez son beau frère qu’elle a appris la mauvaise nouvelle. "Esthi est fortement commotionnée. Elle ne cesse de pleurer."

La roquette qui a provoqué la mort de Roni a explosé dans le parking du collège universitaire, en face de la route principale. Il avait apparemment l’intention de quitter les lieux lorsque la roquette l’a touché. Il a été très grièvement blessé et a succombé àses blessures malgré les tentatives de réanimation.

Le dirigeant du conseil de Mérhavim, Avner Mori, est un proche de la famille Yéhiya. Il habitait d’ailleurs àproximité. "Nous sommes un petit mochav, nous formons tous une seule famille", a-t-il indiqué. "Je connaissais bien Roni. Il y a cinq ans il a subi une greffe rénale aux Etats-Unis. Avant la greffe, il avait une bétonnière et il subvenait aux besoins de sa famille." Et d’ajouter : "Ces dernières années, il a essayé de reprendre une vie normal et il a même commencé àétudier la logistique, dans le cadre d’une formation de l’Assurance nationale."

Il y a environ six mois, le fils aîné de Roni a commencé son service militaire. "Il s’est engagé dans une unité combattante, dans les parachutistes. Les trois autres enfants sont en CE2, CM1 et 4e. Sa femme travaille aussi au conseil régional.", a expliqué Mori. Ce dernier a appelé le gouvernement àtout faire pour arrêter les tirs de roquettes Kassam. "Regardez où ça en est. Nous ne pouvons plus vivre avec toutes ces morts," a affirmé Mori qui a ajouté : "Nous serrons bien fort la famille Yéhiya."

Un autre ami, Mansour Raphaë l, a raconté : "Je le connais depuis l’école. Je disais avec un ami que même en cherchant loin, il n’y a pas un mot négatif qui puisse être dit sur Roni. C’était un type formidable, nous nous rencontrions toutes les semaines, on faisait nos réserves ensemble. Après l’opération, il a commencé às’arranger et àconstruire sa maison. Il essayait de reprendre une vie normale et voilàce qui est arrivé..."