La communauté internationale se réunit lundi à Paris, dans la foulée du sommet de paix d’Annapolis, pour soutenir financièrement le futur Etat palestinien . "Nous voulons participer à l’effort des nations pour relever le niveau de vie des Palestiniens et aider au développement d’une infrastructure qui ne dépendra plus de l’Etat d’Israë l" a affirmé le chef du gouvernement Ehud Olmert, à la veille de l’ouverture de la conférence des pays donateurs en faveur de l’Autorité palestinienne, qui doit s’ouvrir aujourd’hui dans la capitale française.
Il a néanmoins précisé que cette aide ne pourrait être mise en place que lorsque l’Autorité Palestinienne serait décidée à lutter contre les organisations terroristes pour assurer que des actes de violence ne soient plus commis à partir des territoires palestiniens.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui est arrivée dimanche soir à Paris, y a rencontré le président Mahmoud Abbas, à qui elle a assuré qu’une économie palestinienne forte desservait également les intérêts d‘Israë l. Près de quatre vingt dix délégations sont attendues à cette conférence internationale chargée de recueillir les 5,6 milliards de dollars demandés par l’Autorité palestinienne pour l’application d’un plan économique triennal.
Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-Moon, la chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice, et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, seront notamment présents à ce sommet qui sera inauguré par le président français Nicolas Sarkozy. La conférence de Paris doit également permettre de conforter l’Autorité palestinienne face au Hamas qui contrôle la bande de Gaza.
Les sommes recueillies iront pour les deux tiers au budget des différents ministères gouvernementaux palestiniens, alors que le reste sera consacré plus spécifiquement à des projets destinés à avoir un impact concret et rapide sur la vie quotidienne de la population.
Des mécanismes ont par ailleurs été mis en place pour éviter que la partie des ces fonds destinée à Gaza, ne serve à financer le mouvement islamiste, ont assuré des responsables français. Les Etats-Unis ont déjà annoncé que leur participation se monterait à cinq cents millions de dollars.
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