Un sujet que vous ne verrez jamais au sommaire de la célèbre émission à la télévision française : combien coà »te la vie d’un Français.
Le prix a été fixé - après 14 ans de tergiversations - à un million de dollars.
C’est la somme que le gouvernement français a établi, lors d’un accord signé en grande pompe entre Dominique de Villepin et Abdelrahman Chalgham, son homologue libyen.
La France est désormais favorable à une "normalisation progressive" des relations entre l’Union européenne et Tripoli, a souligné M. de Villepin à l’issue d’un entretien avec son homologue libyen. Cet accord "ouvre de nouvelles perspectives entre notre pays et la Libye", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.
De son côté, M. Chalgham a déclaré que "les relations bilatérales [entre la France et la Libye] étaient bonnes : elles vont devenir excellentes".
Nouveaux contrats de vente d’armes en perspective. Non seulement les "pays voyous" font exploser des avions transportant des civils, mais encore la France souhaite convaincre les Européens de leur fournir le matos : « Les Européens doivent par ailleurs décider collectivement d’une levée de l’embargo sur les armes concernant la Libye, selon le ministère français des Affaires étrangères.  »
Le gouvernement allemand, plus réservé, attend toujours des "faits", près de cinq mois après l’annonce de la Libye qu’elle allait dédommager les victimes de l’attentat, a indiqué vendredi le ministère allemand des Affaires étrangères.
Les Etats-Unis, quant à eux, maintiennent leurs sanctions unilatérales et l’inscription de la Libye sur leur listes des Etats qui soutiennent le terrorisme.
La France s’apprête à pulvériser les records du rapprochement avec les pays arabes, en précédant une fois de plus leurs demandes.
La signature du protocole au Quai d’Orsay n’est pas sans rappeler les « petits arrangements avec le Diable  » du Faust de Goethe.
Demain, les BinLaden ou les nouveaux Saddam de ce monde pourront descendre des avions remplis de civils, abattre des tours ou décimer des populations au gaz : ils connaissent désormais le tarif.