Jour J-5 : Le président égyptien réunit aujourd’hui un pré-sommet à Sharm El Sheikh, les Etats-Unis commencent à recevoir les réponses à leurs invitations, et les négociateurs israéliens et palestiniens tentent de finaliser un document commun. Hosni Moubarak a décidé de coordonner la position arabe en conviant Mahmoud Abbas, le roi Abdallah de Jordanie et les ministres des Affaires étrangères de la Ligue Arabe pour un mini-sommet au bord de la Mer Rouge.
Les responsables arabes tiennent à ce que la rencontre d’Annapolis s’articule sur le plan de règlement de la Feuille de Route des puissances du Quartet, mais aussi sur l’initiative saoudienne, endossée par la Ligue Arabe.
Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le président syrien Bashar El Assad, également conviés, ont décliné l’invitation du président égyptien. Abdallah II de Jordanie qui a reçu à Amman le président de l’Autorité Palestinienne et son principal négociateur Abou Alla, a appelé Israë l à « faire des propositions constructives qui permettent de faire avancer la paix dans la région », indiquant qu’il souhaitait que le sommet d’Annapolis soit aussi le point de départ d’un processus diplomatique élargi, qui englobe également la Syrie.
Le président palestinien de son côté s’est montré d’un optimisme prudent. Il n’a pas exclu que les équipes israélienne et palestinienne qui poursuivent leurs travaux, puissent finalement parvenir à produire un texte commun, « même s’il peut encore y avoir des difficultés de dernière minute » a précisé Mahmoud Abbas.
Ehud Olmert a, quant à lui, réuni son cabinet restreint de sécurité pour exposer la position qu’Israë l présentera à Annapolis, mais aussi pour étudier tous les scénarios possibles, diplomatique et sécuritaire de l’après-sommet.
Les responsables américains, qui ont envoyé plus d’une quarantaine d’invitations à la conférence, ont par ailleurs déjà reçu les réponses positives de la Jordanie et de l’Egypte, et même du Pakistan. L’incertitude subsiste en revanche en ce qui concerne la Syrie, qui bien qu’officiellement invitée, n’a pas encore donné sa réponse.
Sa participation serait d’ailleurs problématique si d’ici le 27 novembre, à l’ouverture de la réunion internationale, les puissances occidentales ne parviennent à imposer un compromis entre pro et anti-syriens, qui permette la tenue de l’élection présidentielle au Liban, toujours en proie à une grave crise politique, et qui risque à nouveau de faire basculer le pays dans la guerre civile.