Réunis dans la prison de Ketziot dans le sud d’Israë l, les 57 Palestiniens ont été emmenés en autobus au point de passage de Bitounya, près de Ramallah. Ces hommes, qui s’étaient tous préalablement engagés à renoncer à leurs activités terroristes avant d’obtenir leur libération, ont été accueillis à la Moukata par des festivités organisées par l’Autorité palestinienne.Â
Membres du Fatah pour la plupart, ces anciens détenus ayant purgé la majeure partie de leur peine, devaient tous être libérés dans moins d’un an, et n’avaient pas de « sang sur les mains », selon les autorités israéliennes.
Trente autres prisonniers qui habitent la bande de Gaza ne seront relâchés que mardi, après que le président de l’Etat ait signé une mesure de grâce, cette procédure étant nécessaire pour permettre leur libération. Selon la seconde chaîne de télévision israélienne, Shimon Peres aurait hésité à signer ces grâces suite à une lettre du chef d’état major, Gaby Ashkenazy, opposé à ce geste qu’il jugeait « immoral » tant que Guilad Shalit était détenu à Gaza.
Une partie de la classe politique s’est félicitée de la prise de position du chef d’état major, tandis que d’autres députés reprochaient à ce dernier de s’immiscer dans une décision politique. Le député Guidon Saar (Likoud) a pour sa part affirmé que cette nouvelle libération était « le signe de la faiblesse morale du gouvernement Olmert, qui met en danger la sécurité des citoyens israéliens, sans rien obtenir en échange ».       Â
En juillet dernier, Israë l avait déjà libéré 250 prisonniers palestiniens dans le cadre d’un geste de bonne volonté envers le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
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