L’agence de presse officielle iranienne, citée par le quotidien jordanien « Al Raï », affirme que les ingénieurs iraniens ont développé une bombe intelligente de 900 kg. Cet engin baptisé Qassed équipera les avions bombardiers F-4 et F-5, fournis par les Américains au régime du Chah.
Qassed, selon le quotidien jordanien, est une bombe dirigeable qui avait été développée par l’industrie de l’armement iranienne, l’année dernière, n’avait pas encore testée. L’annonce hier par Téhéran de son succès signifie de facto que l’engin a été testé.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé l’arrestation de deux groupes indépendantistes du Khouzistan et la saisie de quantités importantes d’armes. Cette région située à la frontière avec l’Irak (sud-ouest de l’Iran) est habitée par une majorité arabe, réprimée par Téhéran.
La Jordanie dénonce l’ingérence iranienne en Irak
Le quotidien libanais « Al Mustaqbal  » souligne que le premier ministre jordanien Maarouf Al Bakhit et le président du parlement, Abdelhadi Al Majali, ont vivement dénoncé l’ingérence iranienne en Irak.
Al Bakhit n’a pas manqué de souligné « ses craintes quant aux suites qui découleraient d’un accord que les Américains pourraient conclure sous la contrainte avec Téhéran pour assurer une sortie honorable de leurs troupes d’Irak  ». De son côté, Al Majali a qualifié le Hezbollah « de position iranienne avancée dans la région  ». Il a rappelé que « l’Iran finance et arme le Hezbollah puisqu’il s’agit d’un outil indispensable à sa politique et non pour libérer la Palestine comme prétendent Téhéran et Hassan Nasrallah  ».
Al Majali a estimé que « le conflit israélo-libanais est terminé, puisque l’Eta hébreu s’est retiré de tout le territoire. Les Fermes de Chebaa ont été conquises à la Syrie. Est-ce qu’un retrait israélien de ces Fermes aboutira au désarmement du Hezbollah et à sa transformation en formation politique ? Je doute  », a ajouté le président du Parlement jordanien. Quant à l’Irak, Al Majali a affirmé que « ce qui s’y déroule n’est pas un conflit entre sunnites et chiites, mais une ingérence iranienne pour des motivations nationalistes ancestrales héritées des conflits entre Arabes et Perses. Ces conflits qui avaient été rallumés durant huit ans, lors de la guerre Iran-Irak des années 1980  ».