Défenseur du « droit d’ingérence », l’ancien ministre de Mitterrand rallie Sarkozy.
En prenant le Quai d’Orsay, Kouchner franchit une nouvelle frontière
Renaud Girard | Le Figaro
Article mis en ligne le 15 mai 2007
Administrateur civil du Kosovo de 1999 à 2001, Kouchner lancera avec succès la reconstruction de la province, mais il ne parviendra pas à empêcher l’épuration ethnique à rebours contre les Serbes et les Tsiganes.
En 2003, croyant possible le projet américain de démocratiser le Moyen-Orient, il est l’un des rares Français à ne pas condamner l’invasion de l’Irak.
Est-il si paradoxal de voir Kouchner rejoindre Sarkozy ? Le culte de l’action, le goût du résultat, la croyance en une « diplomatie morale », l’admiration pour la politique économique et sociale de Tony Blair. Tout cela rassemblait déjà les deux hommes.