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L’impudence de Marion Castaing reflet de ce qui anime le Consulat général de France dans la capitale d’Israë l
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 23 septembre 2013

Une attachée consulaire qui se prête àune mise en scène de propagande dà»ment filmée et a le culot de frapper un représentant des forces de l’ordre dont elle sait qu’il ne réagira pas, qui ment sur les circonstances d’un incident qu’elle a sciemment provoqué en bafouant une décision de justice et qui fait partie du personnel du Consulat général de France àJérusalem, cela n’a finalement pas de quoi surprendre. Car cet établissement ne se contente pas d’être une représentation de la France auprès des Palestiniens, mais il promeut une haine anti-israélienne bien structurée.

Une attachée consulaire prête àtout...

La vidéo montrant l’attachée consulaire française Marion Castaing en train de frapper au visage un militaire israélien qui ne bronche pas, est désormais connue. Cette militante anti-avortement en France, affichant une grande empathie « avec la souffrance des femmes  » mais qui se soucie comme d’une guigne du droit des femmes palestiniennes victimes de crimes dits « d’honneur  » – vingt-cinq àce jour pour cette année selon des sources palestiniennes , sans parler de celles qui sont battues et brutalisées ou toutes celles qui vivent dans la peur d’être soupçonnées de « déshonneur  »...- et se soucie également comme d’une guigne de l’impunité des coupables inscrite dans la législation palestinienne, est semble-t-il prête àtout dès lors qu’il s’agit de s’en prendre àIsraë l.

On sait aujourd’hui que son « Ã©vanouissement  » photogénique était sans doute pure comédie et mise en scène – mis àpart les journalistes convoqués les photographes étaient presque aussi nombreux que la poignée de manifestants dans ce coin désert de la Vallée du Jourdain - puisqu’elle a été filmée quelques secondes plus tard en pleine forme, le sourire aux lèvres, balançant des coups, une agression ne répondant àaucune provocation, alors qu’elle savait pertinemment que le militaire frappé ne répondrait pas...

Un chauffeur prêt àtout...

Ce qui est àrapprocher, bien évidemment, de l’incident impliquant cet autre membre du personnel de ce Consulat, arrêté àla frontière entre la Jordanie et la Judée Samarie, contrôlée par Israë l, et qui transportait des kilos d’or, de tabac, des millions de dollars et des centaines de téléphone dans sa voiture diplomatique... Il était en poste depuis quatre années et on ignore pour l’heure combien de transports illégaux il a pu faire dans un véhicule consulaire, grâce àses plaques diplomatiques, ou depuis combien de temps ce membre du personnel se livrait àce trafic ou qui en bénéficiait côté palestinien, l’Autorité palestinienne étant connue pour sa corruption, un sujet fort peu évoqué dans nos médias alors que la France est l’un de ses généreux bailleurs de fonds....

Un culot qui n’a rien de surprenant...

Le culot dont ont fait preuve Marion Castaing, qui s’est prise pour une pasionaria àdeux balles, ou ce chauffeur dont on s’étonne qu’il reste anonyme, n’a pourtant rien de surprenant. Ils ne sont d’ailleurs sans soute pas les seuls àse comporter ainsi, la différence étant qu’ils ont été pris la main dans le sac. Pour qui a fréquenté ce microcosme quelque peu, pour qui suit l’action du Consulat général de France de Jérusalem, le niveau de haine d’Israë l, couplé àune auto-satisfaction borderline qui y règnent est une évidence. Donnant àcroire àson personnel que tout leur est permis. Comme dans le cas présent mais aussi, pour prendre un autre exemple, dans celui d’un détachés dans le service culturel qui n’hésitait pas àutiliser son véhicule de fonction, avec plaques consulaires, pour transporter illégalement des personnes et des objets, se félicitant de le faire sous le nez des Israéliens aux postes de contrôle.

Une Ambassade, la bonne, et un Consulat, le méchant...

Dans des articles parus àpropos de cette attachée consulaire on aura noté l’erreur consistant àla qualifier de diplomate, mais aussi celle consistant àla rattacher àl’Ambassade de France en Israë l. Les deux représentations françaises étant totalement distinctes, l’Ambassadeur étant vis-à-vis d’Israë l, « the good guy, le bon  », le Consul général, ayant rang d’Ambassadeur, étant vis-à-vis d’Israë l « the bad guy, le méchant  ». Le Consulat sis àJérusalem étant très officiellement le représentant de la France auprès de l’Autorité palestinienne mais aussi, plus discrètement, auprès des Palestiniens de Gaza et donc du Hamas. Mouvement terroriste avec qui son vice-consul sur place entretient d’ailleurs d’étroites relations, ce qui explique que la France ait àGaza le seul centre dit culturel étranger sis dans un bâtiment neuf pharaonique ...

Et il ne faut pas croire que le Consulat ait un rôle d’apaisement, de promotion d’échanges positifs entre les Palestiniens et Israë l, bien au contraire. Il s’emploie àsouffler sur les braises...

Il faut savoir qu’en ce qui concerne le Quai d’Orsay Jérusalem n’est pas en Israë l mais est un « corpus separatum  », comme cela fut proposé dans le plan de partage de 1947. Le courrier officiel adressé au Consulat ne portant pas la mention « Israë l  » pour le pays mais celle de Jérusalem, quitte àla répéter deux fois ...Une autre tendance du Quai voulant toutefois que la capitale israélienne soit séparée entre Ouest et Est. C’est ainsi qu’il y a deux centres culturels français dans la ville, l’un près de la Mairie, àl’Ouest de la ville donc, l’Institut Romain Gary, l’autre, l’Institut français Chateaubriand-Jérusalem, de la rue Salah Eddin qui ferme pour le Ramadan, et fait, entre autres, la promotion du terrorisme palestinien comme en juillet dernier avec ce type d’activité : « Ã l’occasion de la récente parution du livre Leila Khaled, une icône de la libération palestinienne, l’auteur Sarah Irving et la chercheuse Diana Butto, nous dessineront le portrait de cette femme hors du commun  ».

Ou encore : « Le cycle de « Docu-débats  » se poursuit avec le documentaire Tomorrow’s land, qui explore la question de la « normalisation de l’occupation militaire  » dans la zone C  ». Et est de fait un film de propagande montrant, par exemple, un personnage censé être un soldat mettre d’un coup sec un chargeur dans sa mitraillette, nous donnant àcroire qu’il va tirer sur un berger palestinien Ce qui est réminiscent de la manipulation des photos mettant en scène Marion Castaing en innocente évanouie àla vue d’une soldatesque réputée brutale, mais ne l’ayant pas touchée, - pour se relever aussitôt, invectiver et frapper – et qui a dà» être abreuvée de ce genre de propagande.

Un vrai faux passeport, un Consul déboussolé, un dessinateur abusé

C’est àl’institut français Chateaubriand-Jérusalem que l’ancien Consul général Desagneaux recevait d’ailleurs avec effusion en juin 2013 le Maire de Paris « visiteur engagé  » - qui venait de recevoir un vrai faux passeport palestinien des mains de Mahmoud Abbas... -, rappelant que Bertrand Delanoë venait d’être « fait citoyen de l’État de Palestine  » et soulignant que c’est de ce lieu « qu’il y a trois ans  » disait- il « nous marquions, célébrions Jérusalem capitale arabe de la culture  » Ce qui était un scoop...

Ces deux centres culturels, comme celui de Ramallah et de Gaza dépendent du Consulat général de France. Tout comme le Lycée français de la rue des Prophètes, lieu considéré comme faisant partie des Territoires palestiniens lors d’une exposition organisée àRamallah par une diplomate française chargée de la culture... L’Institut français de Ramallah donne aussi dans la propagande anti-israélienne. Il invitait Stéphane Hessel par exemple, ou, plus récemment, le dessinateur Emmanuel Chaunu, caricaturiste français qui chausse des lunettes partiales quand il parle des Palestiniens, évoquant volontiers leurs « entraves  », leur « oppression  », leur « enfermement  », sans parler, bien entendu des raisons des diverses mesures de sécurité, ayant pour nom terrorisme...
Il montrait d’ailleurs de manière éclatante son incompréhension totale de la situation régionale dans une caricature scélérate où il mettait sur le même pied le Hamas et Israë l – symbolisé par une étoile de David – et Guilad Shalit, jeune Franco-Israélien qui avait été kidnappé et mis au secret pendant des années et 477 Palestiniens détenus en Israë l après avoir été dà»ment jugés et avoir bénéficié des services d’un avocat...

Une Alliance française fermée, une autre ouverte, les critères n’étant ni la culture ni la langue française...

On pourrait multiplier ainsi les exemples. Mais il suffira sans doute de rappeler également que c’est un consul général de France àJérusalem qui fit fermer en 2000 l’Alliance française créée par Roger Gouze Délégué général de l’institution qui avait pu passer outre aux diktats du Quai d’Orsay ne voulant pas d’un centre franco-israélien àJérusalem - « corpus separatum  » - car il était le beau-frère de Mitterrand...Et ce ministère d’ouvrir de concert avec ce Consulat une « Alliance française  » àBethléem, autre rouage de la machine de propagande anti-israélienne....

Un Consul qui fraie avec des terroristes reconvertis...

En 2011 l’Alliance française – dont les annonces se font en arabe et qui compte parmi ses auteurs Alain Gresh, Michel Warschawski et autres Pascal Boniface et Charles Enderlin - déménageait dans de nouveaux locaux, sans doute offerts par le contribuable français. Ils étaient inaugurés par le Consul, aux anges, et le maire de l’époque, Victor Batarseh, membre du FPLP – Front de Libération de la Palestine -, mouvement terroriste palestinien. Il avait été élu avec le soutien de son mouvement mais aussi du Hamas et du Jihad Islamique Egalement présent aux côtés du Consul général de France, le gouverneur Abdel Fattah Hamayel, personnage qui fut emprisonné pendant dix-sept ans en Israë l pour cause d’activités subversives ... En 2011 il faisait l’apologie de terroristes ayant assassiné des Israéliens ...

Ambiance consulaire et ses conséquences...

C’est dans cette ambiance aux relents frelatés que Marion Castaing, pour en revenir àelle, a donc baigné avant de penser pouvoir impunément passer àl’acte, en se rendant dans la Vallée du Jourdain àbord d’un camion Mercedes – propriété du Consulat ? - transportant des matériaux pour contrer une décision de la Cour Suprême d’Israë l sous couvert d’action humanitaire. Et en y participant de la propagande anti-israélienne, posant sur le sol pour des objectifs bien préparés en « victime  » évanouie, ou feignant de l’être, avant d’avoir l’impudence de frapper un militaire israélien, sachant qu’elle ne risquait rien. On se demande si elle aurait osé agir de même en Syrie, par exemple...ou pour défier une pseudo cour de justice palestinienne relaxant un Palestinien coupable de « crime d’honneur  », c’est-à-dire d’assassinat d’une femme de sa famille soupçonnée d’avoir « fauté  »...La réponse àcette question rhétorique étant bien entendu négative...