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Chronique de Michaë l Bar-Zvi | Yod Be Nissan 5773 | 21 mars 2013
Article mis en ligne le 21 mars 2013

Boker Tov amis auditeurs de Radio j, la visite du président Obam en Israë l est un grand événement médiatique et un non-événement politico-diplomatique. Malgré les tentatives pour améliorer une image de marque plutôt mauvaise en Israë l en multipliant les interviews et les gestes d’amitié, le locataire de la Maison-Blanche n’est pas porteur de bonnes nouvelles.

Refusant de s’exprimer àla Knesset, comme ses prédécesseurs Bush, Clinton ou même Carter, il ne vient pas annoncer la libération de Jonathan Pollard, qui croupit en prison depuis vingt-huit ans contre l’avis même de ceux qui l’ont fait condamner, et surtout il n’apporte pas dans son escarcelle de solution àla question du nucléaire iranien.

Au contraire, il semble que le but unique de sa visite en Israë l soit de mettre Netanyahou devant le fait accompli sur ce dossier. En effet, les déclarations du président américain sur une pseudo ligne rouge concernant le programme nucléaire iranien ne sont apparemment qu’un nuage de fumée pour couvrir l’échec des négociations avec Téhéran et l’inefficacité des sanctions économiques et politiques. Malgré les opérations menées pour retarder le développement des centrifugeuses, le programme iranien va atteindre d’ici l’été 2013 un point de non-retour àpartir duquel l’enrichissement de l’uranium permettra la confection d’une bombe atomique et d’une bombe au plutonium.

Selon les informations publiées par des experts militaires, l’administration aurait admis la poursuite de l’enrichissement d’uranium à20% dans la centrale de Purdue, ce qui constitue un véritable camouflet àla position israélienne, qui a toujours exigé comme condition incontournable le démantèlement de cette centrale. Israë l ne peut intervenir militairement sans l’accord des Etats-Unis et Obama n’entend pas accéder àla demande d’une opération conjointe.

Pire, sa nouvelle équipe lui aurait vivement conseillé d’abandonner les sanctions économiques et de reprendre le dialogue avec l’Iran, d’autant qu’il semble de plus en plus évident que la guerre en Syrie représente un nouveau revers pour les Américains. Ils n’ont pas réussi àtrouver une issue diplomatique avec la Russie, qui au lendemain de l’utilisation d’armes chimiques par les rebelles, s’apprêtent àsoutenir massivement Bachar el Assad et ses alliés de Téhéran et du sud Liban.

Les Américains, contrairement aux Européens, n’évoquent plus la chute imminente du dictateur syrien. Alors que Poutine a fait savoir àplusieurs reprises qu’il était disposé àtrouver un arrangement en Syrie, sans Assad, Obama n’a pas su trouver les moyens d’ouvrir cette négociation. Au-delàdes visites symboliques àYad Vashem ou des réceptions officielles où l’on échange de belles paroles, Obama ne soutient pas Israë l sur l’Iran, ne fait rien pour arrêter le renforcement du Hezbollah au Liban, n’encourage pas la reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne, ne souhaite plus aider les projets communs de développement de technologie militaire, et s’oppose àl’octroi de nouveaux crédits pour les industries de pointe.

Welcome to Jerusalem, Mister President ..