Israë l a suspendu des pourparlers indirects avec le Hezbollah sur un échange de prisonniers en exigeant qu’un aviateur israélien porté disparu soit inclus dans l’accord, a-t-on rapporté mercredi de source proche du mouvement chiite libanais.
Le Hezbollah et Israë l négociaient, avec le concours de médiateurs allemands, l’échange d’un homme d’affaires et de trois soldats israéliens contre une quinzaine de Libanais et quelque 400 prisonniers arabes détenus en Israë l.
Le mouvement de guérilla libanais accuse l’homme d’affaires d’être un espion et Israë l croit ses soldats morts.
"Le Hezbollah a été informé par le médiateur allemand qu’Israë l avait interrompu les négociations sur l’échange des prisonniers libanais et arabes contre les captifs israéliens", a-t-on déclaré de source proche du Hezbollah à Reuters sous le sceau de l’anonymat.
Selon cette source, l’opposition de l’opinion et des milieux militaires israéliens à un échange dont ne ferait pas partie l’aviateur Ron Arad — porté disparu après que son appareil eut été abattu en 1986 au Liban — a obligé le Premier ministre Ariel Sharon à suspendre les discussions.
"Israë l insiste à présent pour qu’Arad soit inclus dans tout accord d’échange (...) Le Hezbollah a déclaré au médiateur qu’il ignorait où se trouvait Arad mais qu’il était prêt à continuer de le rechercher", a-t-on précisé de même source.
Des responsables israéliens ayant déclaré la semaine dernière qu’un accord d’échange était plus proche que jamais.
Arad, dont l’avion avait été abattu lors d’un raid sur un camp de réfugiés palestiniens en octobre 1986, avait été capturé par un groupe dirigé par le chef de guérilla Moustafa Dirani. Selon Israë l, Dirani a ensuite remis Arad à l’Iran. Un commando israélien a enlevé Dirani à son domicile libanais en 1994 et l’État juif le détient depuis lors comme "monnaie d’échange" dans l’affaire Arad.
Selon la même source, les négociations des dernières semaines ont notamment porté sur deux membres du Hezbollah incarcérés en Allemagne pour terrorisme. On ne dispose pas d’autres précisions.
Le cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a menacé en aoà »t de capturer d’autres soldats israéliens en cas d’échec des pourparlers sur l’échange de prisonniers.