En Egypte, berceau des Frères musulmans, Gamal Abdel Nasser les a combattus sans relâche. Anouar Sadate les a exploités pour réduire la gauche - comme l’avait fait Hassan II au Maroc - mais l’égyptien en a payé le prix de sa vie. Après la chute de Hosni Moubarak, les Frères prennent leur revanche. Leur priorité, depuis les années 1950, demeure le contrôle de la société à travers les femmes, au détriment des vrais défis. Comme en Tunisie et en Libye, ils préparent leur prochaine chute. Quant à la Syrie, elle est le théâtre de deux islam radicaux, l’un sunnite, l’autre chiite. Ils se neutralisent pour le plus grand bonheur des Syriens.
Le voile n’est que l’expression vestimentaire d’une conquête politique
L’espoir n’est pas interdit. Ils se radicalisent et se ridiculisent : comment les islamistes précipitent-ils leur chute ?
L’éditorial de Dario S. (Rome)
Article mis en ligne le 7 octobre 2012