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De quoi est mort Arafat ?
Par Khaled Abu Toameh - Jerusalem Post
Article mis en ligne le 15 mai 2005

Les membres de la direction du Fatah ont commencé une campagne sur Internet pour rassembler un million de signatures afin d’exiger que l’Autorité Palestinienne lance une enquête approfondie sur la mort de Yasser Arafat.

En attendant, le médecin privé d’Arafat, Ashraf Al-Kurdi, a exclu la possibilité que le chef palestinien soit mort du SIDA, en disant qu’une analyse de sang qu’il avait conduite a montré qu’il ne souffrait pas de la maladie.

Intitulé "qui a tué Arafat," la campagne est lancée sur un des sites officiels du Fatah (www.Fateh.tv). Une déclaration publiée par les organisateurs a dit que leur but était de forcer la direction de l’Autorité Palestinienne de lancer une enquête sérieuse pour en finir avec le mystère de la mort d’Arafat.

L’allusion qu’Arafat aurait pu avoir été empoisonné comme partie d’une conspiration par certains de ses assistants et des partis étrangers, a amené le groupe àappeler àune enquête immédiate sur le cas.

"Nous recherchons àce que l’Autorité Palestinienne résolve le mystère entourant la mort du Prince des Martyrs," a -t-il dit. "Nous recherchons àce qu’une enquête interne révèle si des initiés ont été impliqués et si des partis étrangers les ont facilités."

Ils ont exigé une enquête sur pourquoi on n’a pas permis àKurdi d’accompagner Arafat àParis, où il a été traité dans un hôpital militaire français. De plus, il a demandé àl’établissement d’une équipe indépendante de spécialistes pour étudier le dossier médical d’Arafat.

Kurdi, un ancien ministre de la Santé jordanien, a accusé la veuve d’Arafat, Suha, d’être derrière la décision de lui défendre de voyager avec Arafat àParis. "Il y avait des instructions strictes pour ne pas entrer en contact avec moi par sa femme, selon des dirigeants de l’Autorité Palestinienne," a-t-il dit àun journaliste français.

Interrogé sur les rumeurs qu’Arafat était homosexuel et qu’il était mort du SIDA, le médecin a dit : "j’ai entendu des rumeurs qu’il est mort du SIDA, mais pas des rumeurs qu’il était homosexuel. J’ai fait les tests HIV plusieurs fois auparavant sur Arafat comme un test ordinaire. Ce n’a jamais été positif."

Il a dit que la dernière fois qu’il avait conduit un test de SIDA sur Arafat c’était environ six mois avant qu’il ne soit mort.

Docteur Kurdi a dit que l’on lui a permis de voir Arafat seulement deux semaines après qu’il soit tombé malade. "On m’a dit que Suha m’a refusé l’accès. Pourquoi, je ne sais pas. Quand je l’ai vu, j’ai décidé qu’il devait aller àl’étranger parce qu’il y avait des analyses dont il avait besoin qui ne pouvaient pas être fait àRamallah," a-t-il ajouté.

"Il avait perdu la moitié de son poids. Il avait cette tache rougeâtre couvrant son visage et sa coloration était métallique jaune. Il gardait conscience, parlant et plaisantant, même. Ses fonctions cognitives étaient parfaites. Après cela j’ai demandé àtous les docteurs de se rencontrer. Nous avons conclu qu’il avait un manque de plaquettes sanguines.

"Certaines des causes pour cela n’étaient pas claires, donc j’ai demandé àce qu’il soit transféré àParis aussitôt que possible. Mais même les docteurs français ne m’ont pas demandé ses antécédents ."

Interrogé si Arafat savait qu’il mourait, le médecin a répondu : "oui. Oui, en réalité j’ai reçu des nouvelles de lui àRamallah, qu’il pensait qu’il avait été empoisonné."

Kurdi a appelé àune autopsie pour déterminer la cause de la mort d’Arafat. "Je suspect qu’Arafat soit mort "d’un poison mortel", un catalyseur. La mort est survenue en raison de cela," a-t-il dit.