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Égypte : campagne ponctuelle pour faire cesser le harcèlement sexuel, alors que c’est tout le système qui est àrevoir...
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 19 août 2012

Le quotidien Al-Ahram annonce une campagne ponctuelle de bénévoles qui vont surveiller les stations très fréquentées du métro du Caire en cette période de fêtes musulmanes pour s’opposer au harcèlement sexuel auquel sont soumises les femmes empruntant ce moyen de transport. Voilàqui est louable. Mais c’est sans doute àla racine du mal qu’il faudrait s’en prendre, àsavoir la grande misère sexuelle imposée àtoute une jeunesse dans les pays musulmans. Le réalisateur Pierre Rehov l’a dénoncée dans un de ses documentaires. Et il ne faut pas oublier que 9 Égyptiennes sur 10 ont été excisées, autre pratique barbare. Ne pas oublier non plus ces journalistes occidentales agressées sexuellement et même violées récemment en faisant des reportages au Caire

Mais comment expliquer cette prévalence du harcèlement sexuel ?

Voilàun sujet qui n’est sans doute pas politiquement correct. Du moins si on le traite jusqu’au bout. Ce qui devrait être fait plus souvent et fait partie des non dits si préjudiciables. Le quotidien égyptien Al-Ahram annonce, en effet, que des bénévoles, recrutés par Facebook vont surveiller les stations de métro les plus fréquentées du Caire et de certaines rames pour empêcher les femmes qui empruntent ce moyen de transport de se faire harceler sexuellement en cette période de fêtes musulmanes de fin du Ramadan, les agresseurs agissant àla faveur de la foule

Louable initiative que celle-là. Mais qui est la conséquence d’un réel problème qui a pour nom la misère sexuelle àlaquelle sont contraints des centaines de millions de jeunes musulmans qui ne peuvent avoir de relations sexuelles hors mariage.

Le réalisateur Pierre Rehov explique en partie par cette chape de plomb imposée les motivations des terroristes suicide dans son documentaire « Suicide Killers  ». Il le fait avec le témoignage d’experts connus. Il montre par ailleurs comment la liberté de mÅ“urs que l’on trouve souvent en Israë l enrage ces apprentis terroristes plus avant on se souvient du terrible attentat du Dolphinarium, night-club au bord de la plage àTel Aviv où ont été massacrés les jeunes gens qui y dansaient avec insouciance->http://ambisrael.fr/3116/il-dix-ans-lattentat-du-dolphinarium] Pierre Rehov souligne que dans cette culture / tradition sont interdits sexe, mais aussi tendresse ou amour ou même connaissance du sexe opposé, les mariages étant le plus souvent arrangés .

Il ne faut pas perdre de vue que quelque 72 vierges sont promises aux bombes humaines après leur arrivée au paradis, ce qui est éminemment significatif.

Un article publié le 15 aoà»t sur un site tunisien, Kapitalis, ne dit pas autre chose. L’auteur écrit, en effet, : « La révolution tunisienne ne s’achèvera que si la sainte trinité des tabous, politique, religion et sexe, est abolie. Aujourd’hui nous sommes loin du compte…  » et développe ce thème
Le déshonneur des crimes dits d’honneur et les violences faites aux femmes

Autre exemple de ce que produit cette répression sexuelle, les effroyables « crimes d’honneur  » ou plutôt de déshonneurs quasiment admis en Jordanie ou dans les territoires gérés par l’Autorité palestinienne. Si les hommes sont contraints àl’abstinence hors mariage, les femmes, elles, lorsqu’elles sont considérées comme « coupables  » risquent d’être assassinées par un père un frère, un oncle, un cousin...

Le meurtre d’une jeune femme égorgée en plein marché àBethléem récemment a provoqué des manifestations de femmes... mais combien sont battues, frappées séquestrées sans que personne n’en sache rien...Climat qui fait vivre les femmes palestiniennes, jeunes surtout, dans une terreur constante de voir tel ou tel geste mal interprété...Ce que nous avons dénoncé souvent ici

Pour la petite histoire, lorsque l’on cherche « violences contre les femmes palestiniennes  » sur Google, on aura une pléthore d’articles sur de supposées violences israéliennes mais très peu de choses sur ces violences bien réelles que même Hamira Hass de Haaretz dénonce...

Le conseil des droits de l’homme onusien qui passe le lus clair de son temps àvilipender Israë l ou encenser les dictateurs, s’est ému récemment de cet état de choses dans le monde arabo-musulman ... Ce qui ne trouve que peu d’écho, hélas.

Égypte : neuf femmes sur dix excisées

Pour revenir àl’Égypte, il faut souligner aussi que ce sont neuf femmes sur dix qui sont excisées, soumises àcette pratique barbare d’un autre âge... Il est hélas rare de voir condamner ces terribles souffrances infligées àla gent féminine d’Égypte ou d’ailleurs. Et pourtant...Imaginez qu’au Caire ou ailleurs en Égypte neuf femmes sur dix que l’on croise ont été soumise àcette mutilation que les Anglo-saxons appellent de manière très pertinente : « female genital mutiliation..  ».Que dénonce, entre autres, l’UNICEF puisque ces barbares s’en prennent àdes gamines entre 9 et 12 ans . On imagine le traumatisme qui est causé...

Viol et harassement sexuel de journalistes occidentales en Égypte

Il ne faut pas s’attendre, bien sà»r, àce qu’Al-Ahram évoque dans son article le viol ou le harcèlement sexuel auxquels ont été soumises des journalistes occidentales en reportage au Caire, làencore àla faveur de la foule des manifestants..

Ce qu’Agora Vox décrit comme « un pétage de plomb  » d’hommes égyptiens dans un état d’extrême frustration , s’il se fait àl’encontre de femmes égyptiennes a alors pris sans doute une toute autre proportion avec des Occidentales, d’une part censées être « libérées  », d’autre part considérées comme mécréantes... Kapitalis rapporte àcet égard le témoignage d’un cardiologue franco-tunisien dont le frère a été agressé àBizerte parce que « son épouse française et leur petite fille étaient habillées àl’européenne  »

« Cachez ce sein que je ne saurais voir  », disait Tartuffe que moquait Molière. On était en 1664...