Plus le temps passe, plus la guerre civile qui oppose la rébellion Âsyrienne et la dictature de Bachar el-Assad fait le lit des islamistes. Ce qui a commencé, en mars 2011, Âcomme un soulèvement pour la liberté est devenu, en un an, une guerre ouverte où les confrontations ethniques se Âmultiplient. Entre la minorité alaouite, qui est installée depuis quarante ans au pouvoir, et la majorité sunnite, qui fournit les troupes des rebelles, le conflit est devenu implacable. Les autres minorités, chrétienne notamment, sont aussi la cible d’exactions, non parce qu’elles auraient soutenu el-Assad et son clan, mais parce que le conflit alimenté par la répression sanguinaire des forces régulières est en train de démembrer le pays.
Syrie : l’autre danger
L’éditorial de Pierre Rousselin. Paru dans Le Figaro
Article mis en ligne le 31 juillet 2012