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Iran : les sanctions sont sans effet sur son économie affirme le vice-ministre de l’Économie et des Finances iranien
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 5 juin 2012

Se targuant d’avoir exporté dans plus d’une centaine de pays pour plus de 41 milliards de dollars en un an, l’Iran affirme que son économie n’est pas touchée par les sanctions imposées par les Occidentaux. A méditer des lors que c’est làle moyen utilisé pour tenter de contraindre le régime de Téhéran àcesser sa recherche nucléaire militaire...

Info ou intox ? Quoi qu’il en soit, le vice-ministre des Finances et de l’Économie iranien, Ahmad Sadeqi Golmakani, vient d’affirmer que les exportations autres que le pétrole se portent bien étant donné qu’au cours de l’année iranienne qui vient de s’écouler l’Iran a exporté divers biens dans plus d’une centaine de pays pour un momtant de 41 milliards de dollars.

Selon l’agence de presse iranienne Fars News, d’autres responsables iraniens ont annoncé vouloir faire passer le montant de ces exportations à70 milliards de dollars pour l’année qui vient de commencer. Le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait annoncé pour sa part en décembre dernier qu’il y aurait un équilibre entre les chiffres des importations et des exportations au cours de l’année allant de mars 2012 àmars 2013.

Ce qui représenterait, selon lui, une révolution économique. L’Iran rappelle àcette occasion que les sanctions qui la frappent seraient « illégales  », selon le régime et ne sont destinées qu’àl’empêcher de devenir « une puissance mondiale et un modèle pour les pays du tiers-monde  »

Des sanctions économiques qui ne parviennent pas àconvaincre des dirigeants comme Benyamin Netanyahou ou Ehoud Barak.... qui sont en première ligne dans cette affaire, on le sait.

En toile de fond, on notera que le ministre des Affaires étrangères iranien, Ali Akbar Salehi, entre autres responsables du régime, se félicitent de la « nature islamiste  » des révolutions dans la région, citant l’Égypte, la Tunisie, la Libye, ainsi que les émeutes àBahreïn, en Jordanie, au Koweït, en Arabie Saoudite et au Yémen qui n’ont pas abouti pour avoir été durement réprimées. L’Iran ayant été pour ces pays un modèle àsuivre, selon eux.

On notera que, prudent, le ministre n’évoque pas le rôle du régime des mollahs au Liban ou son vassal arme, le Hezbollah, joue désormais un rôle prépondérant. Ni le Hamas, ni la Syrie...