Rami Makhlouf, une des plus grandes fortunes de Syrie qui est aussi un proche du président, a déclaré hier dans une interview au New York Times que si le gouvernement syrien est renversé, le chaos s’abattra sur l’ensemble de la région, y compris sur Israë l. Selon lui, le régime dirigé par la minorité alaouite est la meilleure garantie de stabilité dans la région : « Sans stabilité ici, il n’y aura pas de stabilité en Israë l ni nulle part ailleurs dans la région. Nul ne peut savoir ce qui se passera si, par malheur, il arrive quoi que ce soit au régime syrien actuel. Si nous souffrons, nous ne souffrirons pas seuls  ».
Le journaliste a alors demandé si ces propos sont une menace ou un avertissement, ce à quoi Rami Makhlouf a répondu qu’il n’affirme pas qu’une guerre éclatera. « N’exercez pas une pression trop forte sur le président, ne poussez pas la Syrie à faire des choses qu’elle ne veut pas faire  », a-t-il toutefois mis en garde.
En attendant, l’Union européenne durcit sa politique à l’égard du régime syrien. Hier, l’UE a imposé des sanctions contre treize hauts responsables syrien et à déclaré un embargo général sur la vente d’armes à la Syrie, avec effet immédiat.
Le président Assad ne figure pas lui-même sur la liste de ces treize officiels, mais son frère Maher, qui commande la garde présidentielle et est décrit comme « le principal responsable des violences contre les manifestants  », est en première position sur cette liste de personnalités contre lesquelles ont été prises des sanctions telles que le gel de leurs avoirs et la restriction de leur circulation à l’étranger.