Depuis hier, le régime de Bachar Assad est entré dans la phase déterminante de sa guerre de survie. C’est soit lui soit la rue. On ne parle plus de réformes mais on se dirige vers une bataille violente. En Israë l depuis hier on tend l’oreille et les responsables politiques et militaires estiment que le régime syrien va changer d’ici quelques semaines ou quelques mois. Le seul intérêt sur lequel se base l’attitude israélienne est le suivant : si les événements affaiblissent en fin de compte l’axe Damas-Iran-Hezbollah, c’est toujours ça de pris.
La situation du président Assad est plus complexe qu’il n’y paraît. Il doit faire face non seulement aux foules mais aussi et surtout aux élites alaouites et plus précisément à sa famille qui craint que sa faiblesse ne les mène à leur perte.
Selon des responsables américains, parmi les dirigeants syriens on commence à évoquer le remplacement d’Assad. Cette démarche est menée principalement par son beau-frère, le chef des renseignements Assaf Shawkat. Le principal candidat à la succession est Maher Assad, le frère de Bachar.
Si Assad ne remporte pas clairement ce round, il sera remplacé et la Syrie entrera dans une phase intermédiaire, comme en Egypte. L’autre possibilité est la mise en place d’un régime militaire d’urgence, la troisième l’effondrement total du régime actuel puis l’incertitude, voire l’anarchie.