Après l’assassinat de quatre civils israéliens dans une voiture près de Beit Haggaï, l’an passé, l’Autorité Palestinienne s’était empressée de déclarer « qu’elle n’avait aucune responsabilité directe ni indirecte dans cet attentat  ». Or, l’enquête menée par le Shin Bet a établi que la duplicité de l’AP était une nouvelle fois démontrée.
L’un des deux terroristes impliqués dans l’attentat, Nashat Naïm El-Karmi, membre du Hamas en Judée-Samarie, avait été arrêté puis relâché quelques jours à peine avant l’attentat de Bet Haggaï.
L’enquête a également démontré qu’Al-Karmi était responsable de l’assassinat du policier Shouki Sofer z.l. en juin 2010. A l’époque, le porte-parole de la « police  » palestinienne, Adnan Damiri, avait assuré « que le secteur de Hevron qui se trouve sous la responsabilité de l’AP était exempt de risques terroristes  ».
Mais l’enquête du Shin Beth a prouvé au contraire qu’El-Karmi, mais aussi son complice dans l’attentat de Beit Haggaï, Maamoun El-Natsheh, exerçaient leurs préparatifs dans le secteur de Hebron sous le regard impassible des services de l’Autorité Palestinienne.
Après l’assassinat du policier Shouki Sofer z.l., l’Autorité Palestinienne, sous la pression d’Israë l, avait arrêté des dizaines de membres du Hamas, dont El-Karmi. Ce dernier avait été libéré un mois plus tard « pour manque de preuves  ». Il fut arrêté une nouvelle fois, puis libéré pour les mêmes raisons.
wDix jours plus tard, il fournissait les « preuves nécessaires  » en assassinant sur la route quatre israéliens en mitraillant leur voiture. En octobre 2010, lors d’une opération anti-terroriste de Tsahal, qui dura 15 heures, Naïm El-Karmi et El-Natsheh furent éliminés.