L’élection de la Jamahiriya libyenne arabe au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies est un affront à la communauté mondiale des droits de l’homme. Compte tenu de son record notoire comme l’un des pires violateurs du monde des droits de l’homme, l’adhésion du régime de Kadhafi au Conseil va à l’encontre de l’engagement de l’Organisation des Nations Unies, inscrite dans la Résolution 60/251 (2006), d’élire les Etats membres qui se sont engagés à la promotion et la protection des droits de l’homme.
Comme coalition mondiale d’organisations non gouvernementales vouées à la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous refusons de garder le silence. Nous appelons la communauté internationale à invoquer l’article 8 de la résolution précitée, qui prévoit la suspension de l’adhésion des Etats qui commettent des violations systématiques des droits de l’homme, comme le régime de Kadhafi :
– sa violation systématique du droit à la vie, à la liberté de religion, à la liberté d’expression, le droit à l’égalité, le droit de réunion pacifique et le droit à la libre organisation politique ;
– sa pratique des arrestations arbitraires, la torture et la discrimination contre les minorités, en particulier, la persécution de deux millions de migrants d’Afrique noire ;
– Il doit reconnaitre ses crimes commis contre les six travailleurs médicaux, qui ont été conçues en 1998 sous de fausses accusations d’empoisonnement d’enfants vivant avec le VIH, puis emprisonné, torturé et condamné au couloir de la mort ; il doit s’excusé et offrir une indemnisation intégrale pour les six victimes ;
– Il doit reconnaitre ses crimes dans l’attentat de 1988 du vol Pan Am 103 au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, et il doit cesser de célébrer l’agent libyen condamné qui a été libéré de prison l’an dernier ;
– Il doit accepter une enquête internationale et indépendante sur l’emprisonnement et la torture par la Jamahiriya du militant des droits de l’Homme et dissident Fathi Eljahmi, avec comme résultat finalement sa mort en 2009 ;
– Il doit accepter une enquête internationale et indépendante sur le massacre estimé de 1200 prisonniers de la prison d’Abou Salim.
Robert Monetti
Victims of Pan Am 103 Association
Dr. Mohamed M. Bugaighis
American Libyan Freedom Alliance
Hillel C. Neuer
United Nations Watch, Switzerland
Franck Kamunga
Droits Humains Sans Frontieres
Bart Woord
International Federation of Liberal Youth
Khaled Ghawi
Association of Libya Imal / Libya Future
Mamadi Kaba
African Assembly for the Defense of Human Rights (Raddho-Guinee)
Amina Bouayach
Moroccan Organization for Human Rights (OMDH)
Mike Gesa Munabi
Students for Global Democracy Uganda
Gibreil I. M. Hamid
Darfur Peace and Development Center
Dr. Theodor Rathgeber
Forum Human Rights, Germany
Siaka Coulibaly
Burkina Faso Civil Society Organizations Network for Development
Tilder Kumichii Ndichia
Gender Empowerment and Development
Kok Ksor
The Montagnard Foundation
Ulrich Delius
Society for Threatened Peoples, Germany
Harris O. Schoenberg
UN Reform AdvocatesMarÃa José Zamora Solórzano
Movimiento por Nicaragua
Sister Catherine C. Waters
Catholic International Education Office (OIEC)
Sylvia G. Iriondo
Mothers & Women Against Repression
Mrs. C. Gautam
Nepal International Consumers Union
Mrs. C. Gautam
Nepal International Consumers Union
Logan Maurer
International Christian Concern
Obinna Egbuka
Youth Enhancement Organization, Nigeria
Virginia S. Mueller
International Association of Women Lawyers
Dickson Mugendi David Ntwiga
Solidarity House International
Robert Triozzi
Chief, FRDP
Klaus Netter
Main Representative, CBJO
Armand Azoulai
Main Representative, BBI
Dr. Marlette Black
International Presentation Association