Le malaise du ministre des Finances, Yuval Steinitz, et son hospitalisation ont semble-t-il sauvé le Premier ministre Netanyahu et les responsables du ministère des Finances qui s’apprêtaient à présenter hier un plan économique pas tout à fait achevé. Aujourd’hui se tiendra une conférence de presse au cours de laquelle seront présentées les nouvelles mesures destinées à freiner la hausse des prix, sauf si les médecins estiment que Steinitz doit encore se reposer.
Le ministre des Finances a fait un malaise avant-hier soir suite à une accumulation de fatigue et a dà » être hospitalisé. Une fois remis, il a commenté sa situation politique : « Les ministres des Finances ont l’habitude de subir les tirs de l’opposition. Mais quand on vous tire dans le dos, c’est plus difficile. Je ne suis pas en colère contre le Premier ministre qui m’apporte son soutien. Je suis en colère contre certaines personnes à l’intérieur du Likoud  ».
Le Premier ministre a rendu visite au ministre des Finances et en a profité pour se mettre d’accord sur les principales mesures destinées à freiner la hausse des prix. Les points essentiels de ce plan sont l’annulation de la récente augmentation de la taxe sur l’essence de vingt agorot, l’annulation de l’augmentation prévue pour janvier prochain, la baisse des prix des transports en commun et de l’eau, l’annulation de l’augmentation du pain. Pour financer ces mesures, dont le coà »t est estimé à 4 milliards de shekels, une coupe de 2 % à 3 % sera effectuée dans les budgets de tous les ministères.
Mais il semble que la vague de protestation qu’ont déclenchée les hausses de prix ne retombera pas aussi facilement. Afin de trouver une issue à la crise, le Premier ministre Netanyahu a reçu hier matin chez lui le président de la Histadrout, Ofer Eini, le président de l’Association des industriels, Shraga Brosh, et le président de la Conférence des collectivités locale, Shlomo Buhbut. Les trois hommes ont fait part au Premier ministre de leurs quatre revendications : la hausse du salaire minimum, la baisse des tarifs de l’eau, du prix du pain et du logement. La rencontre n’a cependant pas abouti et les trois représentants ont décidé de lancer la campagne de lutte qu’ils ont élaborée.
Parallèlement aux manifestations qui débuteront dès demain, la Histadrout lancera officiellement un préavis de grève générale pour dans deux semaines.