La députée Shelly Yechimovich, un des huit membres restants du groupe parlementaire travailliste, après le départ d’Ehud Barak et de ses partisans, est, de tous les candidats à la présidence du parti travailliste, celui qui lui rapporterait le plus grand nombre de sièges. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé avant-hier par l’institut Dialog pour le Haaretz.
A l’heure actuelle, sans dirigeant, le parti travailliste obtient selon le sondage cinq sièges. Avec Shelly Yechimovich à sa tête, le nombre de sièges double et passe à dix. Amram Mitzna apporte au parti quatre sièges supplémentaires, Yitzhak Herzog trois, tandis qu’Avishaï Braverman ne rapporte lui aucun siège.
Ces chiffres indiquent que non seulement la scission au sein du parti travailliste ne l’a pas achevé mais que, dans une certaine mesure, elle lui a insufflé une vitalité nouvelle. Le choix de Shelly Yechimovich, une députée relativement jeune qui, contrairement aux autres candidats, n’a jamais été ministre et focalise son action parlementaire sur des sujets économiques et sociaux, témoignent du fait que les électeurs travaillistes souhaitent un parti qui possède une orientation sociale-démocrate affirmée.