En Israë l on suivait hier très attentivement les développements au Liban. Des consultations se tenaient au bureau du Premier ministre, au ministère des Affaires étrangères et au sein des services de sécurité dans le but d’analyser la situation et de se préparer à tous les scénarios.
Selon un responsable diplomatique de premier plan, « la crainte est que le Hezbollah ne tente d’attiser les tensions le long de la frontière et de pousser Israë l à réagir et ce, afin de détourner l’opinion libanaise du rapport sur l’assassinat de Hariri, et d’unir les Libanais autour de l’organisation chiite  ». « Israë l n’est absolument pas impliqué dans cette affaire qui est une affaire libanaise interne, et nous estimons que cela ne glissera pas vers Israë l. Mais si c’était le cas, Israë l saura se défendre  », a ajouté ce responsable.
A Jérusalem on estime cependant qu’il est peu probable que la situation le long de la frontière dégénère. Toujours selon le responsable cité, « Le Hezbollah est aujourd’hui plus que jamais dépendant de l’Iran, et il semblerait que l’Iran ne souhaite pas répéter les erreurs de la deuxième guerre du Liban. Dans cette guerre, l’Iran avait dévoilé toutes ses capacités, et Tsahal les avait détruites. Maintenant, les Iraniens préfèreraient préserver ces capacités-là pour le moment décisif  ».
En ce qui concerne l’armée libanaise, en Israë l on précise qu’il s’agit d’une armée en train de se renforcer, qui reçoit du matériel militaire des Etats-Unis et de la France, mais dans le même temps, il n’est pas clair à quel point l’état-major libanais souhaite un affrontement avec le Hezbollah.