« Aucun accord de coalition ne m’arrêtera ni ne m’empêchera de parvenir à un accord avec les Palestiniens  », a déclaré hier le Premier ministre Netanyahu devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset. Le Premier ministre a ainsi répondu au ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui a mis en garde la semaine dernière que la coalition s’effondrerait si un plan de paix était présenté.
M. Netanyahu a consacré l’essentiel de ses propos hier aux pourparlers aves les Palestiniens : « Israë l a continué à vouloir faire avancer le processus, mais les Palestiniens n’ont pas bougé d’un millimètre. Nous avons beaucoup fait, mais les Palestiniens n’ont pas avancé. Ils se sont lancés dans les pourparlers peu avant la fin du gel de la construction et la seule chose qu’ils ont évoqué a été la poursuite du gel  ».
Le Premier ministre a surpris les députés en affirmant qu’il était lui favorable à une prolongation de trois mois du gel de la construction mais que ce sont les Américains qui ont fait échec à cette démarche. « La vérité c’est que nous étions prêts à un nouveau gel et que, contrairement à ce qui a été dit, Israë l n’a pas refusé de prolonger le gel. En fin de compte, ce sont les Etats-Unis qui ont décidé de ne pas prendre cette direction et je pense qu’ils ont eu raison  ».
M. Netanyahu a déclaré que depuis 1996 il soutient l’idée de deux Etats et que, déjà à l’époque, il avait évoqué au Likoud un « Etat amoindri  » pour les Palestiniens. Le chef de l’opposition, Tzipi Livni, a vivement réagi à ces propos :
« C’est incroyable la manière dont vous décrivez une réalité parallèle en affirmant que c’est la vérité. Vous parlez de 1996 alors qu’en 2002 vous déclariez au comité central du Likoud : "Oui à l’Etat juif signifie non à l’Etat palestinien"  ».
Le Premier ministre a également évoqué les informations selon lesquelles la Syrie serait prête à négocier avec Israë l : « Nous sommes prêts à parler. L’obstacle est que la Syrie veut que nous lui donnions tout dès le départ et, ensuite seulement, ils négocieront. Je ne suis pas prêt à céder d’avance  ». « Nous ne manquons pas d’émissaires et de médiateurs entre les Syriens et nous, comme par exemple les Etats-Unis et la Bulgarie  », a-t-il ajouté.