L’Arabie saoudite se joint aux pressions qui sont exercées sur le Premier ministre libanais, Saad Hariri, pour éviter que la situation ne dégénère dans le pays. Les Saoudiens réclament de Hariri qu’il prenne publiquement ses distances avec le tribunal international qui enquête sur le meurtre de son père, le Premier ministre Rafiq Hariri, tué en février 2005. En échange, le Hezbollah s’engagera à ne pas s’en prendre à Saad Hariri.
Cette proposition de compromis, à laquelle sont parvenues l’Arabie saoudite et la Syrie, signifierait que Saad Hariri renonce à ce que les assassins de son père soient traduits en justice. Le Premier ministre libanais obtiendrait, en contrepartie, des garanties de la part du Hezbollah qui ne le prendra pas pour cible et s’abstiendra en outre de toute activité militaire manifeste. Hariri pourrait aussi bénéficier du soutien du Hezbollah dans le démantèlement des groupes palestiniens armés qui se trouvent à l’extérieur des camps de réfugiés.