La diabolisation d’Israë l n’aura-t-elle donc jamais de fin  ? Trois événements récents, trois signes, obligent à se poser, à nouveau, la question. D’abord, en France, cette étrange campagne pour le «  boycott  » qui semble vouloir s’étendre. Il y a des situations, bien sà »r, où le boycott se justifie. Et je suis le premier à l’avoir prôné dans les cas où, en gros, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tourne au droit des tyrans à disposer de leur peuple ou, tout autant, du peuple voisin. Mais dans le cas d’une démocratie comme Israë l  ? Dans le cas de la seule démocratie du Proche-Orient, c’est-à -dire du seul Etat de la région où les différends politiques puissent se régler par des compromis  ?
L’antisémitisme qui vient
par Bernard-Henri Lévy, pour Le Point
Article mis en ligne le 1er décembre 2010