C’était un de ces jours fastes, hier, dans l’agenda du Ministre des Affaires étrangères israélien, le toujours pris pour plus sulfureux et méchant qu’il ne l’est, Avigdor Lieberman : dans la même journée, il recevait les deux émissaires très spéciaux de l’Europe : Angel Moratinos et Bernard Kouchner. Ce dernier était en baroud d’honneur -de leçons à Israë l-, sur fond de partis-pris pro-palestinien dans tout ce qui touche aux questions de processus de paix au Moyen-Orient : voilà donc l’ultimatum qu’il venait délivrer : comme dans le cas du Kosovo, la France s’apprêtait à reconnaître l’Etat palestinien au Conseil de Sécurité de l’ONU (« dans les frontières de 67, ayant Jérusalem-Est pour capitale  »), à moins que les constructions de Judée-Samarie ne soient transférées chez les Inuit. La menace est claire : Israë l ne peut plus miser avec certitude sur le veto américain. Et la France emboîterait alors le pas de l’oie ou la danse des canards d’un Obama sur le fil du rasoir à la mi-mandat…
Avigdor Lieberman siffle l’Internationale aux oreilles de Kouchner et Moratinos
Par Marc Brzustowski. Pour © 2010 lessakele et © 2010 aschkel.info
Article mis en ligne le 11 octobre 2010