Nul ne pensait que le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur les événements de la flottille serait objectif ou équilibré, mais même les plus pessimistes des responsables politiques ou militaires israéliens ne s’attendaient pas à une attaque aussi dure que celle qui a été publiée avant-hier et dans le cadre de laquelle les soldats de Tsahal sont accusés d’avoir ouvert le feu à bout portant sur des passagers, d’avoir tiré sur des blessés et de s’être acharnés sur des blessés sans défense.
En cinquante-six pages, les membres de la commission, avec laquelle Israë l n’a pas collaboré, ont rédigé un rapport qui décrit les événements qui ont abouti à la mort de neuf des passagers du Marmara et à ce que les auteurs du rapport qualifient d’usage « fatal et disproportionné d’armes à feu par les soldats israéliens  ».
« Comme on s’y attend de la part d’un Etat démocratique, Israë l a enquêté et continue d’enquêter sur les événements de la flottille. Le rapport qui vient d’être publié est partial et unilatéral, exactement comme l’institution qui en a pris l’initiative  », a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères. Le bureau du Premier ministre a lui fait savoir : « Il s’agit d’un nouveau rapport partial et biaisé d’une institution qui consacre la plupart de ses décisions à une condamnation obsessive d’Israë l. Le monde entier à vu les images des commandos marine qui sont descendus sur le pont du Marmara et sont tombés dans une embuscade violente et préméditée, organisée par des partisans du terrorisme qui ont voulu les tuer à coups de matraque et de couteau. Tout cela n’empêche pas la commission d’ignorer les faits et de parvenir à un résultat mensonger connu d’avance  ».
Israë l a l’intention de demander aux Etats-Unis d’envisager un boycott du Conseil des droits de l’homme. En Turquie on s’est dit très satisfaits du rapport. Le président turc, Abdullah Gül, a déclaré : « Cette attaque a causé la perte tragique de vies humaines, en violation du droit international, et nous attachons beaucoup d’importance aux conclusions du Conseil des droits de l’homme. La Turquie attend des excuses officielles et que les familles des morts et des blessés soient dédommagées  »./