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Netanyahou : Israë l s’est engagé pour une paix ‘durable et solide’
Herb Keinon - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5770 ©
Article mis en ligne le 2 septembre 2010

Après la rencontre avec Obama, le Premier ministre déclare qu’il recherche “une paix qui mettra fin au conflit avec les Palestiniens une fois pour toutes, qui durera des générations  ». Israë l s’est engagé àforger une paix « durable et solide  » avec les Palestiniens, « non pas un bref interlude entre deux guerres, ou une pause temporaire entre deux éclats de terrorisme  », a déclaré le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans la nuit de mercredi àla Maison Blanche lors du dîner avant la relance longtemps attendue de négociations directes avec l’Autorité Palestinienne.

« Nous recherchons une paix qui mettra fin au conflit entre nous une bonne fois pour toutes  », dit-il, selon un communiqué de sa déclaration remis avant l’évènement, tenue après la conférence de presse. « Nous recherchons une paix qui durera des générations. C’est la paix que veut mon Peuple. C’est la paix que nous méritons tous  ».

Les commentaires de Netanyahou ont été faits plusieurs heures après sa rencontre d’environ deux heures avec le président des USA Barack Obama mercredi matin. Après cette réunion, un officiel de haut rang de l’entourage de Netanyahou a indiqué que si ça ne dépendait que d’Obama et de Netanyahou, un accord pourrait être obtenu facilement. La question, dit-il, était : « Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a-t-il la volonté politique de parvenir àun accord ?  ».

Netanyahou et Abbas doivent se rencontrer mercredi matin au Département d’Etat pour entamer les pourparlers.

Dans sa déclaration avant le dîner àla Maison Blanche, Netanyahou a dit : « Ayant défendu la cause d’Israë l toute ma vie, je ne pas venu ici gagner une controverse. Je suis venu ici pour construire la paix  ».

« Je ne suis pas venu ici pour jouer au jeu des reproches que même les vainqueurs perdent, dit-il ; je suis venu ici pour parvenir àune paix qui apportera àtous des bénéfices  ».

Puis, faisant référence apparemment àla menace palestinienne de quitter les pourparlers si le moratoire de dix mois sur la construction d’implantations n’est pas renouvelé, Netanyahou a dit : « Je ne suis pas venu ici pour trouver des excuses. Je suis venu ici trouver des solutions  ».

Le dîner, àla Maison Blanche, àl’invitation d’Obama, accueillait aussi – en plus de Netanyahou et Abbas – le président égyptien Hosni Moubarak, le roi Abdullah II de Jordanie, et l’envoyé du Quartette Tony Blair. On attendait aussi une déclaration de leur part.

La déclaration de Netanyahou comprenait deux thèmes centraux qu’il a soulignés de façon continue – l’attachement historique du Peuple juif àIsraë l, et les réelles préoccupations sur la sécurité du pays.

« Le Peuple juif n’est pas étranger dans notre patrie, la terre de nos ancêtres, dit-il, mais nous reconnaissons qu’un autre Peuple partage cette terre avec nous. Et je suis venu ici trouver un compromis historique permettant aux deux peuples de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité  ».

Concernant les exigences de sécurité d’Israë l, Netanyahou – après avoir évoqué l’attaque terroriste de mardi – a dit que la paix « doit être aussi défendue contre ses ennemis  ».

« Nous voulons que la ligne d’horizon de la Rive Occidentale soit dominée par des tours d’appartements, pas des missiles ; Nous voulons que les routes de la Rive Occidentale soient animées par le commerce, pas par les terroristes  ».

Netanyahou a dit que quand Israë l a quitté le Liban, « nous avons eu le terrorisme  », et quand il a quitté Gaza, « Nous avons eu le terrorisme  ». Il a ajouté qu’une « paix défendable exige des arrangements de sécurité  », qui tiendront l’épreuve de la durée et assureront que le territoire concédé par Israë l ne sera pas transformé « en une troisième enclave terroriste parrainée par l’Iran avec pour objectif le cÅ“ur d’Israë l  ».

Les menaces de sécurité, illustrées par l’attaque terroriste de mardi, étaient le thème central des déclarations aussi bien d’Obama et de Netanyahou faites àla presse après leur réunion àla Maison Blanche. Dans sa déclaration non prévue dans le programme du jour, Obama a dit qu’il voulait que « chacun soit très clair : les USA poursuivront leur soutien sans faille en faveur de la sécurité d’Israë l et nous ferons reculer ces diverses activités terroristes  ».

Après avoir exprimé « les plus profondes condoléances du Peuple américain aux familles de ceux qui ont été tués dans la fusillade  », Obama a remercié Netanyahou pour être « aussi engagé dans la cause de la paix  », et avoir fait le voyage àWashington malgré les évènements.

Des officiels de haut rang du cabinet du Premier ministre ont déclaré que pendant son entretien avec le président, Netanyahou a dit qu’un accord de paix devait s’ancrer dans de véritables arrangements de sécurité sur le terrain. L’attaque terroriste de mardi démontre les problèmes de sécurité du pays, et l’officiel de haut rang a ajouté que la paix « ne roule pas sur une route pour être descendue par une escouade de tireurs  ».

L’officiel a dit que contrairement aux Européens, Obama semblait convaincu de la sincérité de Netanyahou et d’Israë l dans leur objectif de construire un accord de paix élargi.

En plus de son entretien avec Obama, Netanyahou a aussi eu des réunions bilatérales avec Moubarak, Abdullah et Blair.

L’officiel de haut rang, interrogé pour savoir si le Premier ministre croyait qu’un accord de paix nécessiterait l’élimination d’implantations, a répondu que Netanyahou pense en termes différents sur nombre de questions parce que les « modèles utilisés dans le passé n’ont pas été avérés, ni en ce qui concerne la sécurité, ni les implantations  ».

Sans entrer dans les détails, l’officiel a déclaré que Netanyahou « pense différemment, avec créativité  » sur différentes solutions.

Concernant une proposition de Moubarak avancée dans le ’New York Times’ de mercredi concernant le besoin d’une force internationale sur la Rive Occidentale pendant un délai convenu pour construire la confiance entre les deux parties, l’officiel a répondu que Netanyahou, tout en n’ayant pas complètement écarté l’idée – ne croit pas que ce type de forces aient démontré leur pertinence dans le passé.

Netanyahou a, pendant son séjour àWashington, tenté de minimiser toute la question du moratoire, s’en écartant dans les commentaires et les déclarations. Cependant, après une réunion mardi soir avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, Netanyahou a émis une déclaration suivant laquelle il a dit àClinton qu’il n’y a pas eu de changement sur la décision de son gouvernement concernant le moratoire, et qu’il est effectif jusqu’àla fin septembre.

“Il est impossible de se saisir de la question des implantations en Judée et Samarie, qui fait partie d’un accord final, et de la traiter séparément de toutes les autres questions dès la mise en routes des pourparlers directs  », a-t-il dit. Netanyahou a déclaré qu’Israë l n’a pas posé ses conditions préalables pour ces pourparlers, et ne cherchait pas « une excuse  » pour leur échec.


http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=186754